Szabó Miklós szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 66-67. (Budapest, 1986)

NYERGES, Éva: Nouvelles oeuvres médiévales acquises par la collection espagnole

harpe, au-dessus de lui un ange vêtu de lilas grisâtre, jouant de luth, et au­dessus du trône, à gauche, un ange en chemise saumonée, jouant d'une régale. Au milieu un ange en robe rouge, chantant (?), et à droite un, vêtu de vert olive et jouant de cornemuse. A droite on voit un ange en mante d'un rouge-lilas, jouant de viele, et au-dessous de lui, sur fond blanc, un au patron doré, souf­flant dans une flûte. Les anges dans la partie inférieure sont habillés somptueu­sement, même la doublure sortant de la manchette représente un intense accord de couleurs, du côté gauche elle est d'un vert foncé, presque noire, du côté droit de rouge vermillon. La puissante unité architecturale du trône, tel un mur de Hortus conclusus, présente devant son pavage, comme en le signalant, un mince pré fleuri. Au bord gauche on voit le donateur agenouillé en deux-tiers profil droit. Sous sa mante, bordée de fourrure (?) rouge-lilas il a un vêtement de la même couleur et de son épaule droite son capuchon noir tombe sur sa poitrine. 2 Dans sa partie inférieure la peinture est enrichie de sept têtes auréolées de saintes, disposées en arcs, d'une composition circulaire. Le tableau est protégé par un encadrement original, orné d'entrelacs, aux arêtes pentagonales, finissant dans un socle en colonne. Derrière le profil sail­lant de cet encadrement deux panneaux pouvaient être rattachés aux deux côtés du tableau. Sur l'arête supérieure horizontale on ne voit pas ce profil, il est possible qu'un tympan avait jadis couronné le retable. Il n'est pas probable qu'une prédelle y fût jointe, son rôle devait être remplacé par l'ornement pic­tural que l'on voit à la hauteur des soubassements de colonne. Ce tableau d'autel, relevant de la peinture catalane italianisante, fut mis en vente à Budapest la première fois en 1917, de la collection de Hugo Kilényi, à la II e vente aux enchères du Musée Ernst. 3 August Mayer l'avait défini comme „Oeuvre d'un maître aragonais des environs de 1440". En 1921, à la XVI e vente du Musée Ernst, il fut mis aux enchères comme oeuvre d'un „Peintre espagnol, début du XV e siècle". 4 A l'exposition intitulée „Anciens maîtres en propriété privée hongroise" il fut défini comme „Peintre espagnol, XV e siècle. Proche pa­renté de style avec les oeuvres de P. Serre". De 1946 à 1984 le tableau était dans une collection particulière de Budapest, à un endroit inconnu. 5 A la 64 e vente aux enchères du magasin de marchandises en commission il fut mis en vente comme oeuvre d'un „Peintre espagnol, XV e siècle", 6 c'est là que le Musée des Beaux-Arts l'a acheté. La première fois il fut publié en 1930 par Ch. B. Post dans le II e tome de son oeuvre ,,A History of Spanish Painting". 7 Il le définit comme oeuvre d'un 2 Bernis, C, Trajes y modas en la Espana de los Reyes Católicos. II. Los Hombres. Madrid 1979, 70. 3 Budapest, 1917. Ventes aux enchères du Musée Ernst II. Collection de Hugó Kilényi, No 3. 4 Budapest, Ventes aux enchères du Musée Ernst, XVI, No 226. 5 Budapest, 1946. Musée des Beaux-Arts. Exposition de vieux maîtres en collec­tions particulières hongroises. No 88, t, XXV. Dans son étude intitulée Oeuvres de maîtres espagnols du XVe siècle en Hongrie (Bulletin du Musée Hongrois des Beaux­Arts 38 [1972] 54—55) H. Takács, M. en parle comme d'une oeuvre latente. 6 Budapest, 64. vente aux enchères des Magasins de marchandises en commission, 1984. No 152 (avec photo). 7 Post, Ch. R. : A History of Spanish Painting, Cambridge, Massachusetts 1930, II, 286—288, fig. 176.

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