Szabó Miklós szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 66-67. (Budapest, 1986)
SZMODIS-ESZLÁRY, Éva: A propos de la sculpture de Pays-Bas et de ses confins
seule pièce de bois. Sa restauration eut lieu en 1984, et les intenses repeints furent éliminés. Sous la peinture on n'a découvert que des restes d'un repeint ultérieur, probablement du 17 e siècle. 36 La Pietà du Musée d'Archéologie de Nijvel, datant des environs de 1510— 1520, offre un exemple un peu plus précoce et d'une plus haute qualité de la sculpture de cette région de la Meuse. 37 La force expressive des mains avait joué un rôle important dans cette sculpture, adonnée d'ailleurs à la simplicité et dans les formes et dans le contenu. Dans le gothique tardif, à partir du milieu du 15 e siècle, les écoles régionales se multipliaient dans certains territoires plus réduits de la région de la Meuse. Ceci nonobstant, Liège a gardé son premier rôle. 38 Cette période tardive de sculpture de la région de Meuse a duré jusqu'à 1550. Elle n'est encore dépouillée qu'en gros traits. Les oeuvres ont un intense caractère local, mais elles témoignent aussi de l'influence de l'art des centres néerlandais. L'importance de la représentation des mains est démontrée par la Vierge Douloureuse, datée des environs de 1520 et attribuée à un maître de Namur. 39 Le relief représentant la Pietà avec deux figures complémentaires n'est pas tout certainement une oeuvre de Namur, mais il relève sûrement de l'école de la Meuse. Il est sculpté en bois, du même échelonnement que l'oeuvre de Budapest. 40 Cette oeuvre est plus provinciale que la nôtre, mais il n'y en a pas moins d'analogie dans la facture dure du drapé qui se brise par endroits sans raison. Les expositions de Budapest et de Berlin, présentant la sculpture des PaysBas et de leurs confins, avaient pour but de faire sentir l'interpénétration dans le gothique et le gothique tardif de l'art des différentes régions, et ceci en enchaînement à l'oeuvre capitale, excellente de Walter Paatz. 41 Les recherches poursuivies comme résultat des expositions se tiennent également surtout à cette direction. ÉVA SZMODIS-ESZLÁRY 36 La restauration complète de cette statue fut exécutée en 1984 par Erzsébet Szent Gály. Son N° d'inv. 77.2. Groupe mural en chêne. Le côté derrière est creusé. 77X47 cm. 37 Didier, R., Laatgotische Beeldhouwkunst in Zuid-Brabant, in: Aspekten van de Laatgotiek in Brabant. Louvain 1971. Kt. NB/9. Pl. NB/IX. Didier, R., Contribution à l'étude de la sculpture gothique tardive dans le Brabant méridional, in: Annales de la Société d'archéologie, d'histoire et Folklore de Nivelles et du Brabant wallon. XXII, 1973, P. 164—165. 38 Didier, R., in: La Wallonie le Pays et les Hommes. I. 325 sq. 39 Didier, R., Sculptures anciennes dans les collections condrusiennes. Crupet 1977. N° 1 avec fig. 40 Didier, R., op. cit. N° 18 avec fig. 41 Paatz, W.: Verflechtungen in der Kunst der Spätgotik zwischen 1360 und 1530. Einwirkungen aus den westlichen Nachbarländern auf Westdeutschland längs der Rheinlinie und deutsch-rheinische Einwirkungen auf diese Länder. Heidelberg 1967.