Szabó Miklós szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 65. (Budapest, 1985)

MAURER, DÓRA: Développement de l'intelligence visuelle. Enseignements tirés du travail d'un cercle artistique

d'ensemble exercé par l'intensité de la lumière, par le lieu et la durée d'action de la source lumineuse. Nous avons inclu dans le travail aussi la connaissance de quelques oeuvres d'art anciennes et modernes: nous avons pris comme point de départ quelques idées de leur naissance, de leur structure, et avons crée des variantes pour ainsi dire partant de l'intérieur. Enfin, nous sommes allés jusqu'à la connaissance des caractéristiques photospécifiques de la représen­tation, des réfléchissements, des effets de perspective et de montage, jusqu'à l'élaboration de quelques aspects de la situation de ,,l'homme avec appareil de prise de vue"'. Pour présenter sous un aspect perceptif ce qui précède, je vais mettre en relief quelques séries de tâches et les illustrer avec les ,,tirages" faits dans le cercle. II. L'absence de lumière vécue sert également aux membres du cercle à se connaître. Les yeux bandés, marchant à tâtons dans la salle, les participants se heurtent, se tâtent, se nomment, ou bien disent l'un sur l'autre leurs expé­riences pouvant les identifier. Ensuite viennent les coups d'essai: toujours les yeux bandés ils ramassent des objets qu'ils ont entendu laisser tomber. Combien d'objets tombés peuvent-ils retrouver, combien veulent-ils en ramasser? Une carafe d'eau est distribuée à égalité dans trois verres. Il y en a qui accomplis­sent cette tâche se servant de l'ouïe, d'autres mesurent avec le doigt le niveau de l'eau. Les yeux fermés ils dessinent sur un tableau, ils tracent une diagonale, dessinent des carrés, des cercles, des lignes parallèles, des figures plus compli­quées, et continuent les dessins commencés par les autres. Ils palpent des papiers, de touches différentes, désignés par des couleurs, et les nomment selon leur couleur. Ils entrent en compétition aux points, pour voir combien de papiers modèles ils peuvent identifier. Il y a un jeu d'enfant hongrois „Nous sommes venus d'Amérique, le sigle de notre métier est . . ," nous en jouons la version aveugle, seulement avec des voix. Nous avons des conversations sur nos yeux qui, à l'instar de l'objectif de l'appareil photographique (présentation avec un ancien appareil à plaques) voit la tête à l'envers. Le sentiment de la gravitation, les expériences acquises grâce aux mouvements apprennent à l'homme (aux êtres vivants) de remettre sur pied les choses vues. Personne ne se souvient de ce processus, mais comme sujet de longues et fatigantes expérimentations on peut de nouveau vivre cette vision primaire. Avec la lumière intense, telle un phare r d'un diascope nous éclairons un des murs de la salle couvert d'un grand papier blanc. Tous dessinent les con­tours de leur propre ombre, de sorte que les différentes poses créent un tableau d'ensemble finalement. Comment doit-il être? Quelqu'un le commence et les autres, y ajoutent leur propre trouvaille à leur tour et leur ombre: ils se donnent des coups de pied à la fesse, grattent le nez de l'autre etc. Tous essayent de jeter une ombre de la même hauteur, les petites seront tout grosses, les grands phi­ligranes. Il y en a qui, se référant à ce que l'on a dit plus haut, dessinent leur ombre la tête en bas. Deux enfants essayent de dessiner l'ombre l'un de l'autre. Ils s'y mettent au signal de starting et la tâche s'avère être de plus en plus impossible, de plus en plus embrouillée: pendant que l'un cherche à saisir avec un trait convenable

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