Szabó Miklós szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 65. (Budapest, 1985)
SULLIVAN, EDWARD J.: Une peinture de Juan Antonio Escalante a Budapest
cours du 17 e siècle par la haute noblesse, notamment par le Marquis del Carpio, le Marquis de Leganés, le Marquis de Heliche, le Duc de Medina de Rioseco y le Comte de Monterrey. Depuis le début du 16 e siècle, les Habsbourgs espagnols avaient joué un rôle énorme dans l'essor des arts visuels. Cet intérêt aux arts par Charles V, Philippe II, Philippe III et Philippe IV a été le sujet d'études depuis certaines années et nous avons maintenant une idée plus exacte de la signification de leurs habitudes de collection par rapport au développement de l'art en Europe. 3 Toutefois la question du patronage de Charles II est moins claire. Au début de son règne, l'Espagne luttait pour reconstruire une économie qui faillit s'effondrer complètement à cause de dépenses extravagantes et d'efforts de guerre inutiles sous Philippe IV. 4 On a récemment montré que les dernières décennies du siècle connurent un bref renouveau de prospérité, néanmoins, le patronage prodigue des arts et l'aide grandiose apportée aux peintres, sculpteurs et architectes qui s'étaient développés sous le règne du père de Charles cessèrent virtuellement d'exister. 5 Les collections royales de peinture continuèrent d'augmenter mais beaucoup moins vite qu'auparavant. Au cours des dernières décennies du 17 e siècle c'était principalement l'église qui commandait des oeuvres de peintres célèbres et des sculpteurs de l'époque et c'est pourquoi les sujets des artistes de la fin de l'Ecole de Madrid (et en fait ceux des artistes de toute la péninsule ibérique de cette époque) étaient principalement de nature religieuse. Le ,,style de la fin du Baroque" commença à apparaître dans la peinture espagnole en fait vers 1640 dans certaines compositions du plus grand maître de ce pays, Velázquez. Plusieurs de ses peintures religieuses (surtout Le Couronnement de la Vierge, 1640—1645, Madrid, Prado) dénoncent, par l'emploi de compositions activées et les couleurs riches, la créance de l'artiste envers la peinture baroque flamande et la peinture de la Renaissance vénitienne. La composition du Couronnement est même basée sur une gravure d'après un travail de Rubens qui se trouve à présent au musée de Bruxelles. Le maître qui assimila le plus complètement les aspects caractéristiques de la peinture de la fin du Baroque (l'emploi enthousiaste de couleurs vives, scènes théâtrales, groupements vivants et actifs de personnages, rapidité et ébauche du travail au pinceau) et qui les enseigna à ses nombreux élèves fut Francisco Rizi (1608—1685). G Artiste renommé pour ses peintures sur chevalet, ses fresques et ses travaux de dessinateur de théâtre (tout comme beaucoup de ses contemporains) Rizi clairement montra par ses travaux une dette réelle envers l'art étranger. Ceci ne veut pas dire que les peintres de la fin du Baroque espagnol copièrent ser3 Parmi les études les plus importantes se trouvent: Princes and Artists, Patronage and Ideology at Four Habsburg Courts 1517—1633 de H. Trevor-Roper, New York 1976; et A Palace for a King, The Buen Retiro and the Court of Philip IV, de J. Brown et de J. H. Elliott, New Haven 1980. 4 Voir Imperial Spain 1469—1716, de J. H. Elliott, New York, 1966 pour une vue générale des événements historiques sous le règne de Philippe IV. 5 Kamen, H., Spain in the Later Seventeenth Century 1665—1700, Londres 1980. 6 Sur Rizi, voir Angulo Ihiguez, D., „Francisco Rizi, su vida, cuadros religiosos fechados anteriores a 1670," Archivo Espanol de Arte, 31 (1958) pages 89—115; „Francisco Rizi, cuadros religiosos posteriores a 1670 y sin fechar," AEA 35 (1962) pages 95—122; „Francisco Rizi, cuadros de tema profano," AEA 44 (1971) pages 357—387; „Francisco Rizi, pinturas murales." AEA 47 (1974) pages 361—382.