Szabó Miklós szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 65. (Budapest, 1985)

WESSETZKY, VILMOS: Table d'offrandes a inscription démotique au Musée des Beaux-Arts

s'expliquent donc par cette analogie et non pas par la mention de Sopdou comme maître des régions frontalières du désert oriental. Quant à la prononciation pareille des noms de Sothis et de Satis à la Basse époque, c'était Roeder 2:î qui a indiqué que les épithètes ,,celle qui est à l'horizon oriental du ciel" et ,,souveraine des étoiles" de Satis avaient été empruntées à la titulature de Sothis et que Sothis avait été mentionnée aussi comme ,maî­tresse d'Éléphantine". L'épithète de Sothis dans l'inscription de notre table d'offrandes s'explique par l'aspect céleste de la déesse stellaire qui apparaît sur l'horizon oriental du ciel. Il reste à préciser le rôle de Sothis quant au défunt et aux offrandes funé­raires. La réponse est donnée par les Textes des Pyramides. 27 ' Il s'agit en effet d'une déesse protégeant le défunt par plusieurs moyens en tant que mère, soeur ou fille de celui-ci. L'élément principal du culte funéraire égyptien, son facteur le plus impor­tant est la vie, la croyance dans la vie. Un des symboles caractéristiques de la vie éternelle était l'étoile-Sothis apparaissant annuellement sur l'horizon orien­tal du ciel, déesse de la renaissance et, en même temps, de la crue du Nil vivi­fiant l'Egypte, celle qui ,,donne la vie". A Assouan, le temple d'Isis est en même temps celui de Sothis 2 "' qui ,,se lève à l'horizon oriental du ciel", 20 ,,souveraine du ciel"­7 et qui est ,,maîtresse de l'Orient" 28 dans le texte de la table d'off­randes. La provenance de la table d'offrandes de la Collection égyptienne est in­connue. Sans prétendre à la préciser avec certitude, nous émettons une hypo­thèse. Les monuments découverts par l'expédition organisée en Egypte par Fülöp Back-' ont été cédés au Musée du Caire et, en partie, aux collections égyptiennes des musées de Budapest, Vienne et Cracovie. Les cercueils peints étaient les objets les plus précieux. A côté de ceux-ci, le Musée du Caire a reçu aussi une table d'offrandes datant de la même période que celle de Budapest. 30 Il n'est pas exclu qu'une table d'offrandes soit parvenue à Budapest avec les cercueils lors du partage des objets. VILMOS WESSETZKY 23 Roeder, G., Sothis und Satis, Z. A. S. 45 (1908) p. 22 sqq : "' Kákosy, op. cit. (n. 6 Supra) p. 1113 Référence chez Brugsch, Dictionnaire Géographique de l'ancienne Egypte, Leipzig 1879, p. 666 2(1 op. cit. 27 Assouan, cf. Bresciani, E., 7Í tempio tolemaico di Isi, Pisa 1978, p. 285 28 J'ai visité le sanctuaire d'Isis (-Sothis) à Assouan le 31 octobre 1969. A proxi­mité de l'entrée de l'édifice alors en mauvais état, j'ai relevé sur un bloc l'inscription bien lisible: Spd.t. nb/.t/ sic j3bt.t. Je ne connais pas l'emplacement actuel de ce bloc. Il n'est pas mentionné dans la publication monographique de Bresciani E. citée plus haut. 2,1 Wessetzky, V., Les reliefs de Charouna et l'expédition de Philippe Back, Bull­MusHongrBA 30 (1967) p. 3 sqq et Archivarbeit in der ägyptologischen Forschung, I. Intern. Ägyptologenkongress. Akten, Berlin 1979, p. 679 sqq :iu Musée du Caire, Livre d'Entrée du Musée Égyptien, VIII, n° 40611; Provenance: Sharounah, Publiée par Ahmed Bey Kamal, Tables d'Offrandes, Cat. Gén. n° 23253

Next

/
Oldalképek
Tartalom