Szabó Miklós szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 65. (Budapest, 1985)

CSORNAY BOLDIZSÁR: Un vase chypriote a décor figuré

La figure humaine décorant le vase de Budapest suit donc les traditions de la représentation géométrique de la figure humaine à l'époque dans laquelle elles sont déjà partout en disparition. A l'époque où le vase fut exécuté, c'est­à-dire au temps de la conquête assyrienne, les formes artistiques dominantes, y compris celles du style géométrique stylisé survivant à l'époque archaïque, présentèrent les caractéristiques de l'art grec et de l'art d'influence révolution­naire du Proche-Orient.' 21 Mais l'artisan qui exécuta le décor du vase de Buda­pest se distingue des maîtres travaillant dans cet esprit par sa technique de peinture (la plupart des vases à décor figuré sont bichromes, peints en deux couleurs) et par sa conception conservant profondément les formes géométriques. La conservation de cette représentation archétypale déjà démodée, aussi bien que l'indépendance du motif des styles décoratifs de la céramique chypriote de l'époque témoignent de ce que l'artisan, évidemment inexpert en la peinture figurée, ne fut généralement chargé que de l'exécution de vases aux motifs géo­métriques. Le vase fait par lui qui est aujourd-hui conservé à Budapest, contri­bue ainsi, par une donnée intéressante, à l'histoire encore non établie du rôle des anomalies dans la peinture de vases antique. Concernant l'interprétation de la représentation, il est peu à dire. La che­velure caractéristique des figures masculines 22 et l'absence des éléments typiques des vêtements féminins montrent qu'il s'agit d'un homme. Rien dans le décor ne semble renvoyer à une interprétation mythologique. Le vase de petites di­mensions destiné généralement à contenir de la pommade, est probablement un ex-voto, peut-être, comme nous en connaissons plusieurs exemples, l'offrande de l'artisan. Il n'est pas cependant possible de savoir si le décor représente l'invocateur ou la divinité dédicataire. 2 ' BOLDIZSÁR CSORNAY Karageorghis — Gragnier, op. cit., II, 112. — /bid., III, 51, SXVII, l'ig. 5 (chasseur). Il existe deux autres représentations (ibid., I, 33, III, fig. 2 et III, 18, SIV, fig. 2) où la figure représentée porte un bonnet. Je voudrais exprimer tous mes remerciements à mon professeur, Miklós Szabó et à János György Szilágyi, chef du Département des Antiquités pour l'assistance qu'ils ont bien voulu me donner durant le travail.

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