Szabó Miklós szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 64. (Budapest, 1985)

MRAVIK, LÁSZLÓ: Antonio Francesco Peruzzini: un peintre „préromantique” du debut du settecento

jusqu'au rang de ministre. Sous le N° 277 de l'inventaire il y a la description de l'Oeuvre: „Un quadro grande con la Tentaz e di S. Antonio abb te . del Perugino e Ricci L. 105." L'inventaire date du 1 er décembre 1707, peu après la mort de Cesare Pagani, et comme l'oeuvre ne pouvait guère être exécutée plus tôt qu'une décennie avant 1707 — comme on verra encore dans la suite — il est normal de supposer que la commande venait du marquis. Nous savons que Sebastiano Ricci peignait plusieurs fois ses tableaux en commun avec d'autres maîtres, en tout premier lieu, évidemment, son partenaire était Marco Ricci. Nous disposons de données montrant qu'Antonio Francesco Peruzzini (autrement Perugino), né à Ancône en 1668, avait travaillé en commun sur le même tableau dans d'autres cas aussi. L'inventaire, fait en 1698, de la collection bolonaise Ranalli, mentionne un tableau, pour le moment inconnu, peint par Ricci et Peruzzini, représentant Pan et Syrinx. Selon Chiarini, un autre tableau représentant la tentation de Saint Antoine, attribué encore à Magnasco par Benno Geiger, est également dû à la collaboration de Ricci et Peruzzini. La date fragmentaire de ce dernier (,,17 . . .") témoigne d'une colla­boration relativement durable du „duo", mais qui, selon d'autres données, bio­graphiques, avait des interruptions assez longues. 4 Si l'on peut croire à des annotations contemporaines, sentant le potin, les liens entre les familles Ricci et Peruzzini s'étaient établis déjà depuis plus long­temps, même si ce n'était sous le signe d'une entente cordiale et sans condition. Sebastiano Ricci, qui tenait à peine dans sa peau, avait passé la fin des années 1680 à Bologne et comptait parmi ses amis artistes le paysagiste Giovanni Francesco Peruzzini (1629?—1694), père, sans talent particulier, du Peruzzini déjà cité. Avec la fille de celui-ci, la belle Maddalena, possédant des dons artis­tiques, Ricci s'enfuit à Turin vers 1688. Le scandale bruyant ne pouvait être assoupi enfin que grâce à l'intervention du duc de Parme qui portait un grand estime au „séducteur". 5 A ce que l'on peut juger, le fils ne partageait pas l'in­dignation de son père, car il s'entendait bien et même travaillait avec une grande ambition évidente avec Ricci, son aîné, qui disposait déjà d'une grande maîtrise. Un des liens entre eux devait être l'intérêt, à ce qu'il paraît exalté, porté à la peinture de Magnasco. C'est vers 1695—1698, pendant son séjour à Milan, que Ricci devait avoir les premiers contacts avec Magnasco, et pendant cette période il exécuta, les unes après les autres, des oeuvres témoignant de l'influence du maître génois. Au cours de 1706—1707 ils se retrouvèrent de nouveau à Florence, et Ricci porta hommage au génie spécial de Magnasco dans toute une série de scènes de tentation. 6 Il est intéressant de voir que Peruzzini exécuta en commun des tableaux non seulement avec Ricci, mais aussi avec Magnasco, où Peruzzini exécuta de nouveau seulement les paysages. Cette collaboration devait avoir lieu avant 1703, année à laquelle Peruzzini quitta le lieu de leurs activités communes et partit pour Livorne, et Magnasco, la même année, quitta provisoirement la Lombardié. En réalité c'est la dernière donnée dont nous disposons qui montre que Peruzzini 4 Les fréquentes mentions de Peruzzini dans les inventaires d'anciennes collections bolonaises permettent de déduire que le maître séjournait durablement, surtout dans sa jeunesse, dans la capitale d'Emilie. Sur les collaborations voir: Chiarini, M., Antonio Francesco Peruzzini. Paragone 307 (1975) p. 65—69. 5 Les monographies sur Ricci traitent cette histoire en détails, par exemple: Daniels, J., L'opéra compléta di Sebastiano Ricci, Milan 1976, p. 83. 6 Daniels, op. cit. oeuvres sous les N° 200—209.

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