Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 62-63. (Budapest, 1984)
KOVÁCS, P.: La restauration d'un léchyte-aryballisque de bronze grec
diffusion inégale des composants, puis il faut également tenir en compte que l'objet subit déjà une fois un traitement. Le reste de l'embouchure, la surface intérieure arquée de l'anse qui la joint à l'embouchure en forme d'entonnoir, puis le bord recollé nous ont fourni assez de points de repère à la reconstruction de l'embouchure s'évasant vers le haut. Le diamètre inférieur du bord et l'arc intérieur de l'anse ont précisément indiqué la hauteur probable de l'embouchure à moins que l'on ne suppose qu'à partir de ce point l'embouchure continuait tout verticalement, forme dont les analogies ne présentent aucun exemple. Nous avons effectué la reconstruction, d'après ce que nous y avons décrit, en se servant de Diamant-Kitte. La forme du vase rétablie par la restauration est confirmée par le lecythe aryballisque conservé dans une collection privée allemande qui constitue, comme il est mentionné par Miklós Szabó, le parallèle le plus proche de notre objet (fig. 22. a-d). 9 * * , Un an et demi après la restauration de l'objet et la rédaction de mon article, deux photographies représentant un lecythe aryballisque furent retrouvées dans le legs laissé par le professeur Zoltán Oroszlán (fig. 23. a —b). Bien que nous n'en disposions d'aucun document écrit, j'ai l'opinion qu'il s'agit des photos du vase en question conservé au Musée des Beaux-Arts, prises probablement avant son entrée au musée. Cette hypothèse est fournie par la concordance parfaite des attaches et par le fait que la panse de tous les deux vases est plus fortement arrondie vers le côté de l'anse, tandis que le bec verseur et la partie arquée de l'anse qui se joint au bec sont sensiblement différents de ceux du lecythe récemment restauré. Bien qu'après avoir soigneusement examiné les photos retrouvées après la restauration, il soit possible de voir une cassure dans le dernier tiers du bec qui nous invite à mettre en question son origine, j'ai décidé de consulter des spécialistes au sujet si ma reconstruction est juste, sinon je devrai refaire la partie ajoutée. János György Szilágyi a bien voulu m'informer que dans les années 1950 il fit démonter le vase entré au Musée des Beaux-Arts de la collection Pállfy, parce qu'il était, selon son opinion, complété et constitué de parties non assorties. L'examen justifia son hypothèse, le bec y fut postérieurement ajouté, vraisemblablement par un marchand d'objets d'art. L'anse, la panse et le bord de l'embouchure pris pour des pièces indépendantes furent inventoriés séparément jusqu'au moment où en commençant les étudier soigneusement, Miklós Szabó découvrit qu'ils étaient les parties du même objet. Tout cela laisse supposer que la partie épaisse, protubérante de l'anse qui la rejoint au bec, visible sur les photos récemment trouvées, y fut également postérieurement ajoutée, d'autant plus qu'au cours du nettoyage nous n'avons trouvé sur cette partie du vase aucune trace de mutilation. D'après la consultation, János György Szilágyi et Miklós Szabó formulèrent l'opinion qu'il n'était pas nécessaire de recommencer la reconstruction de l'objet et confirmèrent la correction de mon travail. Comme toutes les reconstructions, celle du lecythe aryballisque aussi est nypothétique; elle est fondée sur les données accessibles au restaurateur. La partie ajoutée étant en matière plastique, il sera facile de l'enlever quand nous aurons eu de nouvelles données valables à notre disposition. PETRONELLA KOVÁCS 9 Hornbostel, W., Aus Gräbern und Heiligtümern. Die Antikensammlung Walter Kropatscheck. Mainz 1980 2 , 168—9, n° 99. Je dois des remerciements à M. Szabó qui a mis son manuscrit et les analogies à ma disposition.