Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 58-59. (Budapest, 1982)
HARASZTI-TAKÁCS, MARIANNA: Oeuvres de Murillo dans les collections hongroises
personnages proches des fidèles dévots, et de faire une composition accessible à tous et conforme à la dévotion profonde. Dans cette composition, la Vierge rêveuse a l'air de prendre une part épisodique à l'événement, l'Enfant se concentre sur la distribution du pain, le regard de l'ange, plein de compassion, est fixé sur les indigents, les deux pèlerins sont imprégnés d'un recueillement ému, le geste et le profil du prêtre âgé rayonne de dignité et impose le respect. Cette toile de grandes dimensions était probablement suspendue en haut dans le réfectoire. Son cadre premier devait se perdre dans les péripéties des guerres napoléoniennes, quand elle fut engagée dans les déplacements brefs, mais aux étapes inconnues jusqu'à nos jours. Conformément aux ordres bien connus, les armées françaises enlevèrent ce chef d'oeuvre aussi à l'Hospice et le transportèrent au dépôt temporaire installé à l'Alcazar de Seville où étaient rassemblés les meilleurs tableaux ayant été en propriété de l'Eglise. Avec quatre autres tableaux de Murillo, „La Virgen y el niho repartiendo unas rosquitas" fut placé dans la salle 12 du rez-de-chaussée; les autres tableaux sont également des oeuvres, fort importantes, authentiques de Murillo. 2 ' 1 Après l'inventaire de 24 Cf.: Gómez, I.: Inventario de los cuadros sustraidos por el gobierno intruso en Sevilla ano 1810. Seville, 1896. 11. C'est là-même que transportèrent les Français les tableaux de Murillo de l'Hospital de la Caridad et du petit cloître de San Francisco el Grande. 58. Murillo (?): La Sainte Famille dans l'atelier de charpentier. Budapest, Basilique Saint Etienne