Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 56-57. (Budapest, 1981)

MÓRÉ, MIKLÓS: Restauration de la „Mort de Lucrece" de Sodoma

RESTAURATION DE LA „MORT DE LUCRECE" DE SODOMA Dans le N° 51 du Bulletin du Musée Hongrois des Beaux-Arts 1 Marianne Haraszti Takács rendit compte de l'acquisition par notre collection de l'oeuvre, d'une valeur rare, de Sodoma, de ses recherches relatives à ce tableau, et signala la publication future des résultats de la restauration qui était en cours. Vu l'importance de l'événement, le mauvais état dans lequel se trouvait le tableau et aussi la possibilité qu'après la restauration il pourrait figurer à l'ex­position permanente du Musée, peu après son acquisition (1977) j'ai pu me mettre au travail. L'intervention devait être faite sous le signe de deux pro­blèmes principaux, notamment de la solution à donner aux problèmes esthétique et technique. Il découlait de la particularité de cette tâche que c'était surtout le premier qui était préoccupant, puisque des parties sensibles du tableau étaient endommagées, parties importantes, on dirait cardinales, du point de vue de la composition. Dans ce compte-rendu je me suis proposé de donner une brève description technique et de présenter la solution esthétique. Celle-ci imposait de continuer les parties restées sauves et de reconstituer les parties manquantes de manière à ce que la vue d'ensemble soit assurée tant de près que de loin. C'est un tableau à huile, grandeur 71X61 cm, sur noyer, dont la structure technique est identique à celle des tableaux créés, sous l'influence de Léonard, en Italie, au début du XVI e siècle. Le noyer, en tant que fond pour le tableau, marque une différence d'avec le peuplier, utilisé le plus souvent. Une autre différence est le colorant blanc, utilisé pour modeler les surfaces du corps, qui ne contient pas d'oxyde basique. Cependant, ces différences ne présentent pas un cas individuel, exclusif. On peut observer à la fois la technique caractéristique de cette époque, notamment le colorant contenant du vert minéral, l'imposte élevé, sur la surface de la draperie vert-bleu. L'influence de Léonard s'observe surtout dans les corps et les visages en sfumato, utilisant les possibilités offertes par le fond en gris chaud. Sa personnalité se manifeste surtout dans les éléments libres (basés non pas sur un lent développement) exécutés en vitesse, et aussi dans les tons et couleurs fondés sur de forts constrastes. Au moment de son acquisition, le tableau était dans un fort mauvais état, mais pas dans une mesure qui eût exclu une restauration faite avec soin et compréhension, après laquelle il pût enrichir nos expositions (fig. 57). Le défaut le plus apparent était la dislocation, en vertical, d'une grande partie de la sur­face peinte (fig. 58). Dans la suite, d'autres problèmes eurent une importance 1 Haraszti-Takács, M.: Encore une fois sur les Lucrèce du Sodorna. Bul­letin du Musée Hongrois des Beaux-Arts, 51. (1978) 71—86.

Next

/
Oldalképek
Tartalom