Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 56-57. (Budapest, 1981)
NAGY, ÁRPÁD MIKLÓS: Deux plaques de bronze votives
ches, 33 ou un sceptre et une torche, mais celle-ci au manche non court. 34 Ce sont deux longues torches que tient Hékatè sur les représentations les plus proches de celle de Budapest. 35 Sur une collection de monnaie d'Amphipolis, on voit Artémis dans le même costume, avec deux torches longues et un sceptre, mais ailée et munie de bouclier, et le type n'est plus classique. 30 Les deux figures de dieu sur les deux plaques ne sont donc pas tout à fait les mêmes que les types classiques, connus, encore moins que celles de quelque couple divin, classiques. Tout cela nous porte à supposer que ces représentations ne peuvent être les purs emprunts des types des cultures grecque, romaine ou celtique, disposant chacune d'une tradition iconographique cristallisée, mais plutôt une sorte d'interprétation, même si ce n'est pas dans un sens celtique. Ces représentations, en se servant des éléments iconographiques classiques, et en les disposant en nouvelles unités, expriment quelque chose d'inexprimable, par les types classiques, sur les dieux existant dans les périphéries des cultures classiques ou sur ceux d'une culture en contact avec celles-ci. Elles représentent à l'aide des formes d'expression empruntées, des concepts de dieu plus ou moins inconnus dans les cultures classiques. Il est presque impossible de dire précisément quel est le peuple dont les idées se trouvent représentées sur ces reliefs. A l'époque et sur les territoires où ces plaques ont été fabriquées, ont vécu dans un mélange des Thraces, des Guètes, des Daces, des Myses, et des Illyres, et on ne dispose d'aucun point de départ pour déduire de ces plaques sur l'ethnie, 37 ou de supposer qu'une idée religieuse ait appartenu en propre à une seule ethnie. Puisqu'on se trouve en face des souvenirs des représentations de dieu d'une culture non classique, on ne peut en aucun cas être sûr si le sens symbolique des attributs 38 ou même la régularité de la structure des représentations soient restés les mêmes. D'où le caractère plutôt illusoire que normatif d'un choix de nom dans des religions mieux connues, pour ces dieux ayant une signification religieuse, mais qui nous est peu connue. 30 Uinteripretatio graecoromana ou gallica, en tant que méthode de recherche, nous fait échapper le plus important, notamment ce qui distingue ces dieux, présents sur ces objets, des classiques. ÁRPÁD MIKLÓS NAGY 33 Op. cit. pl. LI, fig. 2684—89.; Svoronos: op. cit. pl. XLVIII, pour les interprétations possibles de ce dernier voir loc. cit. 295. Len or man t, F.: Cérès. D.S 1—2 (1908; s. v. 1071, 1510. 35 Svoronos: op. cit. pl. LXIV, fig. 1414, pl. LXVI, fig. 1416. L'identification rie cette déesse est incertaine. Voir id. 360. Schreiber: Artémis. ML I. 1. (1884—1886; s. v. 563. 3 ' Les analogies les plus proches de l'ensemble iconographique de la plaque de Herkulesfürdő proviennent de: Acquincum — Pannonié; Lugos (aujourd'hui Lugois, Roumanie; — Dacie (pour celles-ci voir Kuzsinszky, B.: Alvilági istenek magyarországi kőemlékeken — Dieux chtoniens sur des monuments en pierre hongrois;. Arch. Ért. 28 (1907; 119—130.;; Tekiya — Moesia; Tchoba — Thracie (voir K a z a r o w, G.: Thrake. RE s. v. 523;. Le sul fait qu'il s'y trouve, suffit de montrer que ce type iconographique ne peut appartenir en propre à une seule ethnie. 38 A partir du caractère archétypique et du sens fourni par la culture lui servant de modèle, il semble toutefois certain que le couple divin de Herkulesfürdő, tout comme la plupart des figures de dieu des Balkans, présentent des aspects chtoniens bien prononcés. Pour ceci voir Kazarow: op. cit. 522.; P e t a z z o n i, R.: La religione dellantica Thracia. BIAB 16 (1950) 291—299. Les représentations classiques montrent Hygiée toute seule ou bien en compagnie d'Asclépios, mais ce dernier n'a pas un seul attribut en commun avec le dieu de Herkulesfürdő.