Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 55. (Budapest, 1980)
KAPOSY, VERONIKA: Dessins italiens du XVIIIe siecle
dans l'île. La végétation du premier plan représentée en silhoutte, les rochers couverts d'herbe, les montagnes disparaissant dans l'arrièrre-plan constituent des motifs connus des oeuvres de Bril, Sadeler et d'autres maîtres. Mais le rapport structural des motifs n'est pas si organique que dans les oeuvres du XVII e siècle. Il se voit clairement qu'ils sont enlevés de la connexion et de l'époque primitives et ils sont ajoutés l'un à l'autre d'une certaine légèreté conforme au goût plus moderne caractéristique de la deuxième moitié du XVIII e siècle. 26 L'extension et la disposition plus large de ces motifs doivent non seulement aux mesures et au format légèrement allongé de la feuille, ce changement et la nouvelle conception suivie par l'artiste correspondent à l'esprit du XVIII e siècle. Le goût de cette époque se manifeste également par l'effet du coloris, résultat des traits tracés à la plume rougeâtre brun sur fond de papier jaunâtre et par le paysage ensoleillé plein d'air représenté exactement par les couleurs ci-dessus. Les traits caractéristiques de la feuille faisant déjà partie de la collection du musée, évoquent l'art du dessin de Pietro Giacomo Palmieri (1737—1804). 27 Palmieri fit des études du dessin chez Ercole Graziani à l'Accademia Clementina de Bologne, puis il étudia la technique de la gravure sur cuivre. Il fut nommé plus tard professeur de l'Académie de Parme, puis il travailla pendant 8 ans, depuis 1771, à Paris, enfin, en 1779 il s'installa à Turin. Ses connaissances furent enrichies pendant ses voyages en Espagne, en Suisse et en Angleterre. Dans sa jeunesse, au cours de ses séjours à Bologne, il s'occupa également du graphique. En 1760 il exécuta une série des eaux-fortes composée de 33 scènes de bataille („Scielta di Battaglia .. .") 28 d'après les oeuvres de F. Simonini, d'A. Tempesta, d'A. Milani, de F. Calza, de L. Bergognoni, de G. A. Donducci et de Oh. Le Brun. Les représentations de bataille furent précédées par le portrait de Marchese Carlo Antonio Monti et la recommandation présentée à lui. Elles furent reproduites par Luigi Guidotti de même que la série datée de la même année et composée de 36 paysages („Scelta di Paesi . . ."). 29 L'une partie de ces paysages fut gravée sur cuivre par Palmieri d'après ses propres compositions, l'autre partie d'après d'autres artistes (G. Bertuzzi, P. Dardani et G. Cittadini). Le volume contient également le portrait de Valerius de Boschi à qui il fut recommandé. Les oeuvres graphiques exécutées d'après ses propres compositions attestent que les paysages de Palmieri furent fortement influencés par l'art néerlandais du XVII e siècle. La composition de la scène, les motifs représentés, les petites figures trapues et même la technique du dessin fait au burin et à la plume, sont identiques dans les graphiques de Palmieri et sur notre dessin. Mais l'attribution est déterminée avec toute certitude par une feuille conservée dans la collection 26 Par exemple le motif du pont de bois se voit déjà dans les paysages néerlandais du XVII e siècle, mais la légèreté des lignes interrompues, arrachées de Palmieri rappelle plutôt les dessins à thème chinois de Boucher. Les représentations à thème chinois sont, par les gravures de V. Pillement et de G. Huquier, très à la mode et répandues au XVIII e siècle. 27 Dizionario Enciclopedico B o 1 a f f i ... Vol. VIII. Torino, 1975. 287—288 (F. D a 1 m a s s o). ^Bertelà, G. G. — Ferrara, S.: Incisori bolognesi ed emiliani del sec. XVIII. Catalogo generale délia raccolta di stampe antiche délia Pinacoteca Nazionale di Bologna, Gabinetto délie Stampe. Sezione III. Bologna, 1974. Nos 505—538. 29 Bertelà, G. G. — F e r r a r a, S. : op. cit. Nos 538/1—569.