Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 53. (Budapest, 1979)

HARASZTI-TAKÁCS, MARIANNE: Contribution a l'histoire de la collection Greco du musée

jeunesse du Greco, 8 articles qui restent fondamentaux même de nos jours, après la publication de nouveaux documents et après des recherches détaillées. Même Manuel Cossio 9 qui, de son propre aveu, s'occupe du maître depuis des décennies, ne peut pas saisir mieux que lui cet être étrange qu'était le Greco, ni le fond social, économique et politique d'où il sortit pour passer par Venise et Rome et arriver à Tolède, ou cet art qui, en son temps à Tolède et vers le début de notre siècle en Europe Occidentale, eut une importance de pionnier en tant que précurseur des tendances picturales modernes. Peut-être, les ar­ticles de Cari Justi, à peine cités aujourd'hui, avaient-ils, eux aussi, contribué à l'organisation en 1902 de l'exposition à Madrid. Bien des tableaux commen­cèrent après cela leur pérégrination. Déjà les temps catastrophiques provoqués par les guerres napoléoniennes, suivis de réquisitions illégales et de saisie d'oeuvres importantes des collections publiques, ont attiré l'attention sur la peinture espagnole. Au cours des pre­mières décennies du XIX e siècle des oeuvres du maître de Tolède apparurent dans les collections parisiennes, mais l'intérêt pour ses oeuvres était loin d'être général. Dans les années 1830, les achats en Espagne effectués par le baron Taylor pour Louis-Philippe 10 ont déjà permis au public parisien d'avoir une idée de l'art de ce maître étrange (la Galerie Espagnole fut ouverte en 1838), et à la vente en 1853 de la collection, ses tableaux furent présentés à Londres aussi. Après 1902, les oeuvres qui étaient propriétés, peu appréciées, de particuliers et d'institutions ecclésiastiques espagnols, changèrent souvent de propriétaire. Bien que les peintres contemporains du Greco aient porté un grand estime à son oeuvre, cet estime n'était pas sans équivoque, surtout en ce qui con­cernait les toiles tardives, considérées comme extravagantes. Justi donna une appréciation correcte à l'importance du refus opposé au tableau commandé pour l'Escurial, le Martyre de Saint Maur et de la Légion de Thèbes. L'hono­raire fut, certes, payé, mais le tableau ne fut pas placé à l'autel où il fut destiné, et à sa place on y mit un tableau d'autel sans caractère de Romulo Cincinato, peintre médiocre. 11 Le tableau ne plaisait pas à Philippe II, dont d'autres partagèrent aussi l'opinion. 1- Grâce à d'heureuses circonstances, le tableau est pourtant resté à l'Escurial jusqu'à nos jours. Un autre sort échoua à bien d'autres oeuvres qui ne correspondaient pas aux changements des goûts et furent enlevées aux églises et monastères auxquels elles étaient destinées à l'origine. Parmi les oeuvres du Greco qui se trouvent à Budapest, à propos de deux il était indiqué déjà dans le catalogue de l'exposition de 1910 13 qu'elles 8 Domenico Theotocopouli von Kreta. Zeitschrift für bildende Kunst. VIII. 1897. 177—184; IX. 1898. 212—218. 9 Cossio: op. cit. I. 9. L'auteur a utilisé les recherches de Justi, il connaissait ses oeuvres sur le Greco. 10 A la „Galerie Espagnole" il y avait neuf tableaux du Greco. U Justi: op. Cit. IX. 1898. 218. 12 Voir les détails: S i g ü e n z a, Fray José de, História de la Orden de San Jeró­nimo. Fuentes literarias para la história del Arte Espanol por F. J. Sanchez Canton. I. Madrid, 1923. 424. „De vn Dominico Greco, que agore viue y haze cosas excelentes en Toledo, quedo, vn quadro de San Mauricio y sus soldados, que le hizo para el pro­prio altar destos santos: no le contentó a su Magestad (no es mucho) porque contenta pocos ...". 13 Exposition de la collection de Marcell Nemes au Musée des Beaux-Arts. Buda­pest, novembre 1910. No 1 et 2.

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