Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 53. (Budapest, 1979)
BALOGH, YOLANDE: Questions de la peinture murale de la Renaissance tardive en Transylvanie
Les livres de compte de Kolozsvár mentionnent le 30 janvier 1590 le peintre de Zsigmond Báthory, mais seulement comme ,,peintre de notre seigneur" qui, chargé par le prince, est allé à Dés, mais le 8 août 1594 ils nomment ,,le serviteur de notre seigneur" Péter Képiró (képiró = peintre) qui fut transporté à Torda. 19 Les mêmes livres de compte de Kolozsvár nomment en 1595 le peintre italien Astolfo Vagioni (Vagioli). 20 C'est probablement lui l'auteur des peintures de la cathédrale de Gyulafehérvár faites à l'occasion du mariage de Zsigmond Báthory avec l'archiduchesse Maria Christierna, dont le programme fut établi par les jésuites.' 21 Le nom correct du peintre est Astolfo Vagioli, c'est de ce nom qu'il signa en 1617 à Cracovie les tableaux d'autel de la chapelle Corpus Christi. 22 Au temps du règne du prince Gábor Bethlen se poursuivait la pratique d'appliquer des motifs figuratifs dans la peinture murale décorative. Un témoignage en est la lettre armoriée de István Nagybányai Csengeri Képiró (fig. 77) où les armoiries et l'ornement du bord étaient peints par le maître distingué. Les motifs floraux, les putti ailés et les figures féminines allégoriques de l'ornement du bord,- ainsi que les figures féminines en hermès dans le cadre du blason sont tous des motifs qui se prêtent aussi à la peinture murale. Déjà à l'époque de Zsigmond Báthory apparaît dans la peinture des lettres de noblesse la tendance purement décorative. Ce style décoratif part des motifs d'arabesques de la Renaissance tardive, mais ces motifs généralement connus et utilisés furent bientôt complétés d'ornements floraux par les peintres du pays. Nous citons comme exemple la lettre de noblesse de Wolfgangus Alia de Korothna datée du 1 er juin 1597 à Gyulafehérvár (Kolozsvár — Cluj-Napoca, Archives de l'Académie, auparavant Archives du Musée Transylvain). Ce style décoratif atteignit le sommet dans les oeuvres de Pál Fehérvári 2-* (Paulus Albajulius). Son oeuvre signée est le diplôme de baron, travail de tout premier ordre, de János Petky, 2 ' 1 de 1607 (Budapest, Archives Nationales). Dans le même style, il peignit un an plus tard (le 25 juin 1608) sa propre lettre de privilège (Kolozsvár — Cluj-Napoca, Archives de l'Académie. — fig. 78). Il est fort probable que ce style décoratif se fît valoir de temps en temps dans la peinture murale aussi. Il en est de même probablement pour les riches ornements floraux des lettres de noblesse du temps des Rákóczy. Les arabesques y manquent, ils se composent uniquement de motifs floraux. Des exemples de premier ordre en sont: les lettres de noblesse de Péter Marosvásárhelyi Kováts 25 (25 avril 1630, — fig. 79-a), de Márton Sárpataki Nagy (10 décembre 10 Kolozsvár város számadásai (Les comptes de la ville de Kolozsvár), IV/XXI. 74; VI/VIII. 17. (Cluj-Napoca, Archives d'Etat). ' m Ibid. VI/XVII-a. 98. 21 Rapport des jésuites de Transylvanie, à l'automne 1595, publié dans: Veress, E. : Jézus társasága évkönyveinek a jelentései (Rapports dans les annuaires de la Compagnie de Jésus). Veszprém, 1921. 46. — Fontes Rerum Transsylvanicarum. V. 22 T h i e m e, U. — Becker, F.: Allgemeines Lexikon der bildenen Künstler. XXXIV. Leipzig, 1940. 38. 23 Kelemen, L. : Gyulafehérvári Pál deák (Le secrétaire Pál de Gyulafehérvár). in Művészettörténeti Tanulmányok. Bucarest, 1977. 133—134. 24 B a 1 o g h, J.: A későrenaissance művészete (Art de la Renaissance Tardive) in A magyarországi művészet története (Histoire de l'art en Hongrie) Sous la direction de Dercsényi, D. — Zádor, A. 5 e édition. Budapest, 1973. p. 249, fig. 391. 26 Cluj-Napoca, Archives de l'Académie; Balogh, J.: A népművészet és a történeti stílusok (L'art populaire et les styles historiques). Budapest, 1967. 113. in A Néprajzi Múzeum füzetei. 24.