Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 53. (Budapest, 1979)
BALOGH, YOLANDE: Questions de la peinture murale de la Renaissance tardive en Transylvanie
78. Lettre de privilège de Pál Fejérvári. 1608. (détail) Kolozsvár — Cluj-Napoca, Archives de l'Académie avec cette tendance, ses figures rappellent, elles aussi, les oeuvres des maîtres maniéristes florentins. 16 La cour de Zsigmond Báthory était pleine d'Italiens, lui-même voulait épouser une princesse toscane. Entre les deux cours il y avait des relations très intenses, les envoyés allaient et venaient sans cesse. C'est de cette manière que le peintre de cette lettre de noblesse devait arriver à Gyulafehérvár. Le même maître pouvait décorer les murs du palais de Gyulafehérvár de compositions analogues, d'un style pareil. L'influence italienne se manifeste dans une oeuvre antérieure aussi, sur la page de titre gravée sur bois de l'oeuvre de Mathias Fronius 17 (Statvta ivrivm mvnicipalivm saxonvm in Transsylvania), où des génies ailés, assis sur les angles supérieures du carreau contenant le titre, tiennent le blason des Báthory, tandis qu'en bas, des griffons tiennent les armes de la ville de Brassó placées dans une couronne „italienne" (fig. 75). L'utilisation décorative des figures pleines d'élan, placées en contraposto, témoigne encore de l'influence italienne. Vu que pour son oeuvre Fronius avait demandé l'approbation du chancelier Márton Berzeviczy, on peut supposer que pour exécuter la page de titre, il se fût adressé à un des peintres italiens de la cour. Cette page de titre, d'une excellente composition, ne peut en aucun cas être le travail du graveur, 16 Voss, H.: Die Malerei der Spätrenaissance in Rom und Florenz. Berlin, 1920. 165, 195, 213, 224. 17 Soltész, Z.: A magyarországi könyvdísz a XVI. században (Les ornements de livre dans la Hongrie du XVie siècle). Budapest, 1961. pl. V, 38 („Unique dans les gravures sur bois du XVI e siècle."). Régi Magyarországi Nyomtatványok. I. Budapest, 1971. No 524. Sur les relations entre Fronius et le chancelier Berzeviczy voir: Veress, E. : Berzeviczy Márton. Budapest, 1911. 155—156.