Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 51. (Budapest, 1978)
AGGHÁZY, G. MARIE: „Locus amoenus" et „vinculum delictorum" dans l'art de la Renaissance
Au Moyen-âge plus tardif, dans le « Sacramentarium Fuldense » du X e siècle 12 , on trouve dans le paragraphe n° 2464 de 1' « Agenda mortuorum » les expressions suivantes: «...(anima) absoluta omnium vinculo peccatorum, quietis ac lucis aeternae beatitudine perfruatur .. . » Enfin voici un détail du « Ritus sepulturae » du « Codex Prayanus » de Hongrie, daté de 1192—95: «... Domine vite dator et humanorum corporum reaparator ... paradisi amenitate conf overi jubeas ... ». 13 Selon les monitions de Béda et de Boniface les prêtres ne doivent pas partir en voyage sans apporter l'huile de la dernière onction et l'Eucharistie, afin de pouvoir être toujoures prêts au service des mourants. 1 ' 1 Apparamment c'est pourquoi 1 «'Officium defunctorum », des litanies et de différentes prières, comme le « Commendatio animae » seront rattachés dans l'appendice 15 au bréviaire, plus tard, lors de sa rédaction finale, aux XIV e et XV e siècles. D'après Magistretti 16 nous pouvons contrôler même si ces formules étaient d'usage dans des rites spéciaux de Milan. Les livres cités des XI e et XIII e siècles, provenant des bibliothèques de Milan, ne sont pas des bréviraires, mais surtout des livres rituels, manuels, ordinaires et dans la plupart desquels on retrouve les prières connues. Ainsi donc c'est le feuillage de la tonnelle de la Sala delle Asse qui est le « locus amoenus », mais attaché par des liens du « vinculum delictorum », ou « peccatorum », ou des « vinculi carneis », ou du « vinculum horrendae mortis >>. Cette dernière formule frappante, existe déjà chez Gélase, 17 et elle survécut dans la messe dite pour les morts « qui in coemeterio requiescunt ». Nous possédons un document écrit concernant les circonstances de la naissance de la fresque de Léonard: en avril 1498 le maître promet à Lodovico il Moro de terminer son travail pour septembre de la même année. 18 Étant donné que la date de la mort de Beatrice d'Esté, femme du seigneur de Milan, est le 2 janvier 1497, les textes des cérémonies funéraires devaient être entendus depuis peu et par le mécène et par l'artiste. C'est ce qui pourrait fournir l'actualité à l'apparition du « locus amoenus » dans la salle de la forteresse. Les prières pour la délivrance du « vinculum delictorum » se faisaient de nouveau répéter 12 ed. Richte r, Gr. — Schőnf elder, Alb. : Sacramentarium Fuldense saeculi X, Cod. theol. 231. Göttingen Univ. Eibl. Fulda, 1912. pp. 300—307. Festgabe des G. Card. Kopp. , 13 Rad ó, P. : Liibri liturgici manuscripti bibliothecarum Hungáriáé. I, Budapest, 1947. pp. 56—57. 14 Lehr, F.: Die sacraimentale Kranikenőlung im ausgehenden Altertum und im Frühmittelalter. Freiburg i/Br., 1934. pp. 14—15. 15 Bäumer, S.: Geschichte des Breviers. Freiburg i/Br., 1895. p. 331. Nous citerons quelques exemples pris au hasard et accessibles: Brev. Fratr. Praed. (Impr. Venetiis. cca. 1477—78.) p. 420: «rubricae» pour l'oific. defunct, après «A porta inferi ...»,« Absolve quesumus dne animas ... ab omni vinculo delictorum ...» p. 425 : «Ordo commendationis animae». Dans celui-ci les parties déjà traitées: «constituât» et « absolve ». De même dans le Brev. secundum morem romane, curie ... (Impr. Venetiis. A. D. 1478.) mais en dehors des expressions ei-mentiohnées à la page 563 r. et v.: absolutio «ab omni vinculo exromunieationis ..,". Dans un « Tractatus brevis et utilis infinmis visitandis » (Impr. in inc. civit Pataviensi. 1482.) après les paroles initiales des psaumes de pénitence: «...ut famulum tuum quem excomunicationis kathena constringit ...» etc. 16 Magistretti, M.: Monumenta veteris liturgiáé Ambrosianae. Milano. 1905. pp. 11, 17—18 . 28—30, 31—39, 79—86, 91—99, 101, 143, 154. 17 H. A. W i 1 s o n, M. A. : op. cit. p. 310. 18 Volker, H. : op. cit. p. 51.