Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 51. (Budapest, 1978)
VARGA, EDITH: Un cercueil anthropoide de la Basse époque
CUVE La cuve est plate et sa profondeur ne dépasse pas les 10 cm. Elle est peinte en blanc à l'extérieur, de même qu'à l'intérieur. Sur les bords extérieurs de ia partie de la tête on peut encore voir les rayures bleues et jaunes de la perruque. Par contre, la partie dorsale de la tête n'est pas décorée. Aux deux côtés de la tête, à partir du bout de ia perruque jusqu'au socle on voit une inscription verticale aux cadres bleus, sur une couche blanche. Côté de droite (fig. 48) (E): Htp dj nsw.t R c Hr—3h.tj Tm nb t3w.j iwnwj dj-f t3 hk.t k3.w 3pd.w sntr mnh.t k3 n wá-jr mrj ntr dj Hr i3w.t = ,,L'offrande que donne le roi, l'offrande que donne Ré-Harakhte, l'offrande que donne Atoum maître des Deux-Pays, l'Héliopolitain. Qu'il donne 18 du pain, de la bière, des boeufs, des oies, de l'encens, des vêtements (au) Ka d'Osiris Di-Her-iaout, l'aimé du dieu." Côté de gauche (fig. 49.) (F): Htp dj nsw.t ws.jr hntj imn.tj ntr c 3 nb 3bdw dj-f t3 hk.t k3.w 3pd.w sntr mnh.t k3 n ws-jr dj Hr i3w.t = ,,L'offrande que donne le roi, l'offrande que donne Osiris qui est à la tête de l'Occident, Dieu Grand, maître d'Abydos. Qu'il donne du pain, de la bière, des boeufs, des oies, de l'encens et des vêtements (au) Ka d'Osiris Di-Her-iaut." 19 Les deux textes attestent un phénomène de grande importance: le même cercueil contient la dédicace faite à Osiris, roi des morts et celle aux dieux solaires, Ré-Harakhte et Atoum, tout en évoquant ainsi les deux aspects opposés du culte funéraire qui se complètent: l'unité indissociable de la mort et de la renaissance. Cette idée caractéristique des croyances et des rituels funéraires égyptiens qui se manifeste, à partir des Textes des Pyramides, avec plus ou moins d'intensité dans les différentes périodes, devient de plus en plus forte dès la deuxième moitié de l'époque ramesside. A l'apogée du royaume théocratique de Thèbes, sous la XXI e Dyn. s'affirment dans une varieté extrêmement riche, les aspects solaires du culte funéraire qui subsistent encore pendant des siècles dans les textes et accessoires funéraires. L'idée de l'unité d'Osiris et du dieu solaire s'est manifestée aussi dans les inscriptions et représentations des cercueils, surtout sur les monuments de la classe sacerdotale. L'aspect s'intégrant les idées osiriennes et solaires qu'offrent les textes et la divinité suprême représentée sur le couvercle du cercueil de Budapest est déterminant également pour l'établissement de la date du monument. Quoique la provenance du cercueil soit inconnue, 20 le lieu de sa fabrication ainsi que son origine peuvent être établis d'après des pièces analogues. La forme massive et peu bombé — plutôt plate et large —, l'exécution de la tête et du visage, la décoration du couvercle, dans un style de „horror vacui", et la technique employée, l'utilisation de couches de toile collées sur le bois, le rapprochent d'un ensemble nombreux de pièces de ce genre: les cercueils des prêtres de Montou à Thèbes. 18 Bien qu'il y ait deux dieux dans l'inscription, le texte n'en mentionne qu'un (dj-f) comme donateur. ly Le n datif manque dans toutes les deux inscriptions. 20 D'après le Journal d'entrée, il est parvenu en Hongrie au tournant du siècle et il a été offert au Musée National par un collectionneur. Il fait partie de notre collection depuis 1934, date de la fondation de la collection égyptienne au Musée des Beaux-Arts.