Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 50. (Budapest, 1978)

MRAVIK, LADISLAS: Trois peintures de Paolo da Caylina

D'après un document, en 1504 il avait dix-huit ans, il était donc né en 1486, selon un autre pourtant en 1517 il avait vingt-cinq ans, et ainsi l'année de sa naissance devrait être 1492. Il n'est point impossible toutefois qu'une troisième date soit correcte, car la famille de peintres Caylina était une famille assez nombreuse pour que ses membres pussent être confondus. Toutefois, la date 1486 paraît plus vraisemblable partant de la datation fort convainquante 5 du milieu des années 1510 d'une de ses oeuvres, au style déjà mûri, de la série de fresques à Santa Giulia de Brescia. Nous nous trouvons dans une incertitude encore plus grande quant à la date de sa mort. La dernière de ses oeuvres connues, exécutée sous l'intense influence de Moretto, notamment un des autels latéraux de l'église Santa Maria délie Grazie, la Vierge avec l'Enfant et quatre saints, date de 1541 (fig. 48). Les vieilles sources se réfèrent souvent à ce tableau, tantôt comme oeuvre de Caylina, tantôt comme celle de Ferramola. Les docu­ments, découverts récemment, se rapportant à la commande, ont pourtant ré­solu le problème en faveur de Caylina. Andor Pigler a émis des doutes sur le passage des factures relatives aux fresques selon lequel celles-ci proviendraient de l'église San Cassiano. Il part du fait que les vieilles descriptions de Brescia ne mentionnent pas d'église por­tant ce nom. 6 Il est en effet vrai que les vieux guides ne parlent pas de l'église sous ce nom. C'est que, depuis longtemps, San Cassiano appartenait à une organisation mi-religieuse, mi-laïque, fort répandue à Brescia, à la Disciplinât! confraternitas, aussi les descriptions en parlent-elles comme ,,Disciplina del Duomo", puisqu'elle servait à l'assemblée, concernant le Dôme, de cette orga­nisation. Parmi les auteurs du XVII e siècle Francesco Paglia, d'ailleurs eminent peintre aussi, en fait la mention suivante: ,,Nella Disciplina del Duomo, uedonsi compartimenti del-la Passione del Sigre dipinti à fresco di antica. Ma ben si iaga maniera, cioé nel oratorio di sopra". 7 Au XVIII e siècle, Carboni dit de ce lieu: „S. Cassiano, Disciplina del Duomo. Le muraglie si nell'Oratorio inferiore come del superiore sono tutte dipinte a fresco, con Istorie sacre de mano an­tica". 8 Carboni énumère encore un bon nombre de ces „disciplina", mais les guides ultérieurs ne parlent pas de la plupart d'elles. Après la dissolution des confréries, personne ne soignait plus ces oratoires et les fresques qui s'y trou­vaient et qui représentaient pour la plupart des scènes de la Passion, se dé­térioraient avec une vitesse foudroyante. Dans la suite, les salles étaient uti­lisées surtout à des fins scolaires, ou, comme dans le cas de la San Cassiano, l'édifice entier fut démoli au début du XIX e siècle. 9 Les fresques qui pouvaient encore être sauvées furent transposées sur toile dont six furent transportées à la galerie de Brescia où une partie en est dans les réserves, une autre partie est présentée à l'exposition permanente. Les deux autres ont été achetées par la Galerie Hongroise de l'époque. Car il est fort probable que les oeuvres citées par Paglia et Carboni sont les peintures murales de Brescia et de Budapest. 5 M o r a s s i, A. Brescia. Róma, 1939. 334—339. 6 Pigler, A: op. cit. 94. 7 Paglia, F.: Il Giardino délia Pittura, a cura di Camillo Boselli. Supplemento ai „Commentari deU'Ateneo di Brescia" per il 1967. Vol. I. 79. Dans le manuscrit, (dans la suite ms.) ( 21. 8 Carboni, G. B.: Le Pitture e Sculture di Brescia... Brescia, 1760. 123. 9 Sur le démontage voir Nicodemi, G.: La Pinacoteca Tosio e Martinengo. Bologna, 1927. 27. C'est confirmé aussi par les renseignements donnés à vive voix, en 1972, par les collaborateurs de la galerie de Brescia.

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