Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 50. (Budapest, 1978)
CASTIGLIONE, LADISLAS — SZENTLÉLEKY, TIHAMÉR — SZILÁGYI, JEAN-GEORGES: Art antique au Musée Déri de Debrecen et dans d'autres collections hongroises
tites dimensions, de Sarapis, ainsi également par des amulettes (W. Hornbostel, Sarapis. Leyde 1973. p. 241, note 2, p. 380, note 4). D'après la coupure du buste et le type de la tête, la pièce ci-présentée remonte à l'époque de Hadrien ou à la première époque antonine qui est de toute façon le terminus ante quem à cause de la disparition lente de l'industrie de faïence (sur les représentations contemporaines de Sarapis cf. W. Hornbostel, op. cit. 214 et suiv.). L>. C. d) VASES 1. Vase à vernis noir de type de guttus. (fig. 29) Collection de L. Castiglione. Du commerce d'Alexandrie. H.: 9,05 cm. Argile brun rougeâtre, vernis mat, manque une partie du bord. Embouchure ronde, goulot fortement rétrécissant vers le haut, séparé de l'épaule par un anneau en relief entre deux sillons. Anse en ruban avec deux sillons. La panse se rétrécit en angle vers le bas; au-dessous un anneau de base. Le matériel de l'Agora athénienne nous donne la possibilité de suivre l'évolution du type développé au début du 4 e s. av. n. è. (SparkesTalcott, Black and Plain Pottery, The Athenian Agora XII. p. 160, n os 1192— 1196 et pl. 39). Le type de vase destiné sans doute à verserde l'huile fut répandu dans toute la Méditerranée. Il apparaît en grande quantité à Olynthe dans le matériel de la fin du 4 e s. (D. M. Robinson, Olynthus, Part V. pl. 172 et Part XIII. p. 245 et pl. 168), il se rencontre dans les sites de la mère-patrie grecque, de l'Archipel Égéen et de l'Asie Mineure grecque (cf. Robinson, Olynthus, Part XIII, p. 246; K. Romiopoulos, Arch. Eph. 1964. p. 104 et p. 96, fig. 2, d'Amphipolis; R. S. Stroud, Hesperia 34, 1965, p. 10 et pl. 3, a, de Corinthe etc.), de même que dans la Méditerranée orientale (cf. par exemple M. L. Katzev, Expedition 11, 1968, n° 2, p. 59, du littoral septentrional de Chypre). Le type est courant à Alexandrie (R. Pagenstecher, Exp. E.v. Sieglin II. 3. Leipzig 1913. fig. 139 et 144, fig. 139 et 144, h) qui nous pousse à prendre la pièce ci-dessus pour une trouvaille locale. Le Nord-Ouest des Balkans fournit également des exemplaires (Starinar 21, 1970, p. 145 et pl. 4, des environs de Bitolj), en Italie on trouve assez fréquemment même des imitations locales (cf. Mingazzini, CVA Capua 3, ad IV E g, pl. 6, 18 ; un exemplaire provenant de Vulci d'un atelier étrusque: Rome, Museo di Villa Giulia 64056). A la Corse il peut être arrivé de l'Italie (cf. J. et L. Jehasse, La nécropole préromaine d'Aléria. Paris 1973. p. 502, n° 2076 et pl. 126). Un grand nombre a été mis au jour des tombes puniques de la Sardaigne méridionale (à Cagliari au Museo Nazionale 3 pièces de Nora, une pièce d'Assemini, 6 de Karalis-Tuvixeddu, puis 4 exemplaires des fouilles les plus récentes des années 1972—73 de Karalis etc.); leur analyse détaillée doit répondre à la question si ces pièces sont des produits italiens ou furent fabriquées en Grèce. En considérant les rapports intensifs entre Carthage et Alexandrie à cette époque, il serait intéressant de s'occuper du rapport éventuel qui expliquerait que le type fut apprécié et à Alexandrie et en Sardaigne. Il est certain que les vases à vernis noir de type de guttus furent fabriqués dans un certain nombre d'ateliers grecs. La pièce de Budapest, d'après sa forme et les trouvailles datées, remonte au dernier quart du 4 e ou au début du 3 e s. av.n.è., et fut sans doute fabriquée dans un atelier grec de l'Italie méridionale (de l'exportation à Alexandrie des ateliers de l'Italie méridionale cf. K. Parlasca, Jdl 91, 1976, p. 135—6, notes 3—4.) J.-G. SZ.