Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 48-49. (Budapest, 1977)
SZMODIS-ESZLÁRY, ÉVE: Corpus en bronze des débuts du quattrocento florentin
plus important siècle de la sculpture florentine. 1 ' On ne peut pas établir de liens plus proches avec la sculpture en bois toscane, si importante à cette époque. 18 Elle s'insère dans la ligne d'évolution des croix de procession en bronze de Toscane 19 et a subi l'influence des nouveautés nées dans l'atelier de Ghiberti. C'est cette influence qui lui prête plus d'importance que n'ont les corpus des autres croix de procession que nous venons de présenter. Pour conclure, le corpus de Budapest se situe parmi les bronzes italiens de la collection de statues du Musée des Beaux Arts, au début de la ligne d'évolution, comme représentant intéressant du début du quattrocento florentin. EVE SZMODIS-ESZLÁRY 17 Nous devons noter également que nous avons parcouru aussi les volumes I—IX de Inventario degli oggetti d'arte d'Italia. (Rome, 1931 Anno IX E. F. — 1938 Anno XVI. E. F.) Nous avons constaté que les corpus y présentés et provenant d'autres régions, diffèrent du nôtre. Cela corrobore aussi notre attribution à un maître toscan. L'ouvrage fondamental de T h o b y, P. : ,,Le Crucifix des Origines au Concile de Trente." (Nantes, 1959.) nous aidait à déterminer le lieu et la date de l'exécution de notre objet d'art. En s'y référant, nous mentionnons ce qui suit: Pour caractériser les corpus du XV e siècle, il écrit que le visage est représenté avec les yeux fermés, comme un visage de mort. (T h o b y, P.: op. cit. p. 212). On observe la même manière de représenter le visage dans notre corpus aussi. Il estime que la représentation plus précise, plus réaliste du corps dévêtu est caractéristique au XV e siècle. (T h o b y, P. : op. cit. loc. cit.). Cela corrobore la datation de notre objet d'art du XV e siècle. Chez les Italiens, au XV e siècle, le linge qui couvre les reins, garde son caractère plus long, du XIV e siècle. (T h o b y, P. : op. cit. loc. cit.). La même chose caractérise le corpus de Budapest aussi. Enfin, il est surtout à noter qu'il considère comme une particularité typique des écoles siennoise et florentine que les pieds croisés se tournent vers l'intérieur. (T h o b y, P.: op. cit. 184). Cela a été une contribution pour prouver que l'objet d'art de Budapest est d'origine toscane, plus concrètement florentine. 18 L i s n e r, M.: Holzkrucifixe in Florenz und in der Toscana. Munich. 1970.; L i s n e r, M.: Intorno al crocifisso di Donatello in Santa Croce. Estratto da „Donatello e il suo Tempo." Florence, 1968. 1:1 Malheureusement, aucune oeuvre de synthèse n'a encore paru sur les corpus en bronze. Aussi avons-nous tenu compte au cours de nos travaux de nos recherches personnelles et des quelques pièces publiées dans la littérature spécialisée. Nous estimons toutefois qu'à la suite d'une comparaison faite par nous, nous sommes en droit de situer l'objet d'art de Budapest dans les cercles artistiques toscans, plus exactement florentins.