Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 48-49. (Budapest, 1977)

NAGY, ÉTIENNE: Fragments de sistres au Musée des Beaux-Arts

la ,,rosette" d'un contrepoids de menât où l'emblème de sistre-ssst était placé sur le signe nb (fig. 47)." La représentation du sistre sur le contrepoids de menât n'était pas rare tous deux symbolisant la même idée. 78 Quant aux spéculations de Plutarque, selon lesquelles la double face re­présentait Isis et Nephthys c'est-à-dire la vie et la mort, 79 elles ne sont pas directement confirmées par des sources égyptiennes. Daumas relève à ce propos le passage de Sakhmet à Bastet noté souvent par les textes égyptiens. 80 4. Sistre arqué (fig. 48) 81 : No d'inv. 58.1.A Matière: bronze Provenance: inconnue Date: époque romaine (I —II e sièle après J. C.) Hauteur: 22 cm Le manche en forme de colonne et se terminant en plinthe carrée 82 sort d'un calice de lotus. Sur le chapiteau orné également de feuilles de lotus 83 est assis un chat. Au sommet de l'arc comprenant trois tigelles 84 est représenté en haut-relief un autre chat allongé. 85 La plinthe et l'arc sont légèrement détériorés. La pièce bien façonnée porte des traces d'usure et d'oxydation. Les pièces gardées au Musée des Beaux Arts embrassent presque tous les domaines de l'utilisation du sistre: les fragments en faïence devaient faire partie d'objets d'offrande, le manche en bronze appartenait à un sistre-s^ra utilisé dans les cérémonies religieuses tandis que le sistre arqué d'époque hellénistico­romaine était un accessoire important des cultes isiaques. ÉTIENNE NAGY 77 Hanovre 28G7 (Vandier: op. cit. pp. 97—98, pl. 5, A). Selon Vandier, tous les deux animaux sont des chats. A notre avis, le quadrupède de droite ressemble plutôt à un chien. Le Texte gravé sur l'autre côté du contrepoids: ,,Paroles (à dire par) Hathor-Nébet-Hétépet: qu'elle donne vie, prospérité et santé au prêtre Shed­souhor (?)." Nb(w) ,,or" était une épithète de la déesse Hathor, cf. Gardiner: op. cit. p. 104. 78 Cf. supra et note 51. 79 Op. cit. 80 Op. cit. p. 73 et Les Dieux de l'Egypte 2 , p. 55. 81 Ce sistre appartient à la Collection des Antiquités Grecques et Romaines du Musée des Beaux Arts. Je profite aussi de cette occasion pour remercier Monsieur Jean-Georges Szilágyi, Conservateur en chef du Département des Antiquités Grecques et Romaines, qui m'a bien voulu permettre de le publier. 82 Dans les différentes collections sont gardés plusieurs sistres au manche se terminant en plinthe carrée, cf. Tran Tarn Tinh: op. cit. p. 182 no 174 (Naples 2387); p. 183 no 181, pl. XXII, 3 (Naples 2391), etc. 83 Sur les rapports du lotus et du sistre cf. notes 39 et 40. 84 Selon Plutarque, l'arc abritait quatre tigelles et ces dernières étaient des symboles cosmiques (De Iside 63). Le nombre des tigelles est assez varié dans l'Egypte pharaonique aussi bien qu'à l'époque hellénistico-romaine, cf. Tran Tarn Tinh: op. cit. p. 181 no 170 (2 tigelles), p. 182 no 176 (3), p. 183 no 179 (3), p. 184 nos 182, 183, 184 (3), etc. 85 Cf. Plutarque, De Iside 63.

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