Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 48-49. (Budapest, 1977)
KAPOSY, VÉRONIQUE: Dessins d'André Le Brun au Musée des Beaux-Arts
DESSINS D'ANDRÉ LE BRUN AU MUSÉE DES BEAUX-ARTS En étudiant les dessins conservés au Musée des Beaux Arts, nous avons découvert, dans la collection française, quelques feuilles d'André Le Brun 1 sculpteur de la seconde moitié du XVIII e siècle. L'artiste, né en 1737 à Paris, était élève de Pigalle, et obtint en 1756 le grand prix de l'Académie. A partir de 1759, au temps où Natoire était le directeur, il était membre de l'Académie de France à Rome. Le succès qu'il connut à Rome est attesté par sa statue de Judith qui fut érigée à l'église S. Carlo al Corso, 2 et par les bustes en marbre du cardinal Ferroni en 1766 et du pape Clément XIII en 1768. Sur recommandation de Pigalle, Mme Geoffrin le proposa en 1767 pour être envoyé à la cour du roi de Pologne, Stanislas-Auguste Poniatowski.0 A partir de 1768, il travailla à Varsovie comme sculpteur préféré du roi,'' mais au bout de quelques années il se rendit de nouveau à Rome pour étudier les chefs-d'oeuvre de la sculpture antique. En 1779 il retourna à Varsovie pour travailler à la décoration du palais de Lazenki. En 1759 il s'établit à Saint Pétersbourg, et de 1803 jusqu'à sa mort, survenue en 1811, était professeur à l'université de Vilna. Après la publication de ses dessins de Pologne' 1 et de Leningrad, 5 celle des six feuilles conservées dans notre collection complétera le tableau que l'on s'est fait de l'art du dessinateur Le Brun. Une partie de ces dessins figurait déjà auparavant comme oeuvre de Le Brun, une autre partie pouvait être attribuée partant des feuilles déjà connues. 1 T h i e m e, U. — Becker, F.: Allegemeines Lexikon der bildenden Künstler. XXII. Leipzig, 1928. (Batowski, Z.). 2 Lapauze, H. : Histoire de l'Académie de France à Rome. Tome I. Paris, 1924. p. 257, 272—3. 2a La lettre de Mme Geoffrin au roi de Pologne, datée du 3. Août 1767, Paris: „Pigalle dit que si Votre Majesté veut avoir un sculpteur, Elle ne peut pas mieux faire que de s'attacher le sieur Le Brun. Il fait très-grand cas de son talent, et que pour le personnel, il n'y a rien à désirer." Mouy Ch. de: Correspondance inédite du roi Stanislas Auguste Poniatowski et de Madame Geoffrin (1764—1777). Paris, 1875. LXVI. p. 303. 3 D u s s i e u x, L. : Les Artistes français à l'étranger. Paris —Lyon, 1876. p. 233, 531—2. M o u y, C h. d e: I. m. p. 338. Dans la lettre du 1* Juin 1768 le roi a écrit: „...Je l'ai depuis huit jours; c'est un garçon fort sage, fort modeste, extrèmemant appliqué et qui, Par les essais qu'il a déjà faits en terre, me promet beaucoup de satisfaction." (Loc. cit. LXXXIII. p. 338.) 4 S a w i c k a, S.: Nieznane rysunki Andrzeje Le Brun. Biuletyn historii Sztuki. Panstwowy Intstytut Sztuki 1954. Nr. 1. p. 67—97. "' D o b r o k 1 o n s k y, M. V. : Drawings by André Le Brun in the Hermitage. Master Drawings. 1964. Nr. 4. p. 407—409.