Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 46-47. (Budapest, 1976)
SZILÁGYI, JEAN-GEORGES — SZABÓ, NICOLAS: Art antique au musée Déri de Debrecen et dans d'autres collections hongroises
(Antike Plastik, II, p. 78—9 et pl. 60—62) et en même temps aussi d'autres (Schauenburg, ibid, note 25) ont reconnu dans une statue de Fiesole une nouvelle copie de l'Apoxyomène. G. Hafner (DLZ 85, 1966, p. 625) a exprimé de graves doutes à propos de l'originalité de la statue. Le torse de Budapest corrobore ces doutes au plus haut point. Il est évident que les deux torses sont des faux exécutés dans le même atelier et d'après l'Apoxyomène. Tous deux torses sont caractérisés par la même imitation minutieuse de l'original, allant jusqu'aux moindres détails, ce qu'on ne retrouve jamais dans cette exécution uniforme dans deux copies antiques. Plus frappant encore est que même les cassures sont dans l'essentiel les mêmes sur toutes deux statues, avec des différences insignifiantes qui furent causées par l'intention d'augmenter l'authenticité, ainsi les surfaces furent en effet cassées. On voit cependant que le copiste a évité de satisfaire à la tâche délicate de modeler la tête et les bras. Déjà Hafner a expliqué le pénis cassé par la feuille de figue de la statue du Vatican. Mais il existe encore un autre argument plus important contre les deux faux: sur toutes deux manque toute trace de la tigelle avec laquelle le copiste du marbre de Rome a fixé les bras tendus vers la poitrine et à la cuisse droite. Sur la copie récemment découverte à Side (J. Inan, Antike Plastik, XII, p. 77—9 et pl. 19—20) on pouvait bien distinguer sa place. Le torse de Budapest met définitivement au point la situation du faux de Fiesole, et à présent c'est de l'appréciation du fragment de Side que dépend que l'Apoxyomène du Vatican demeure aussi à l'avenir unique. J.-G. SZ. IL ART ÉTRUSQUE ET ITALIQUE a) BRONZES 1. Êpée courte („Griffzungenschwert*'), avec son fourreau. Debrecen, Musée Déri Et.R.X.2. Long, de l'épée: 40,8 cm; long, du fourreau: 33,8 cm. La lame et le manche sont fondus ensemble. Le revêtement du manche a disparu. Le fourreau est martelé d'une seule plaque, terminé par une bouterolle. La lame est parcourue de traits incisées se rencontrant sur la pointe. Sur la face de devant du fourreau des doubles lignes en zig-zag incisées; l'autre face est fendue en long selon la soudure. Elle appartient aux épées courtes italiques diffusées aux IX e —VII e siècle de l'Étrurie jusqu'en Sicile. On trouve parmi les exemplaires du groupe de Torre Galli, de Cuma et de Terni les analogies exactes de juelques-uns de ses éléments (cf. récemment V. Bianco Peroni, Die Schwerter in Italien. Munich, 1970, p. 78—94), mais elle ne montre pas toutes les caractéristiques d'aucun de ces groupes. Fin du IX e —• première moitié du VIII e siècle. Bibi.: Déri, Cat., p. 88, n° 2 et p. 110, n° 6; J. G. Szilágyi, Acta Ant. Hung. 7 (1959) p. 69—83. J.-G. SZ. 2. Disque de pectoral italique. (Fig. 48.) Debrecen, Musée Déri Ha.3. Diam.: 23,5 cm; haut.: 1,6 cm. Patine vert émeraude, plaque convex-concave, avec partie central en saillie. La surface extérieure est ornée de dessins géométriques, au centre en forme d'étoile, puis dans des bandes concentriques: des protubérances hémisphériques majeures et mineures au repoussé; des formes en V, triangles et méandre pointillés; hachures obliques (entre eux des triangles vides avec trois points dans chacun) et cercles gravées; lignes en zig-zag en creux;