Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 46-47. (Budapest, 1976)

PASSUTH, CHRISTINE: Oeuvres de János Mattis-Teutsch au Musée des Beaux-Arts

à d'autres mouvements internationaux et en utilisaient les enseignements, les échecs et les expériences/' 9 Le Contimporanul (rédacteur Ion Vinea, collaborateurs Arghezi, Camil Petrescu, Eugen Filotti, Dem. Teodorescu et d'autres) se voulait à l'origine une revue de critique sociale pour satiriser certains côtés de la politique bourgeoise et ne se consacra aux arts que plus tard, vers 1923—24 pour soutenir les nou­velles tendances. „Avec son art d'écrire, son esprit novateur et ses relations déjà anciennes avec certains artistes de l'avant-garde, Ion Vinea a ouvert la voie aux nouvelles tendances." 50 Le rôle qu'a joué dans les années vingt à Bucarest Ion Vinea, était analogue à celui qu'avait joué plus tôt Kassák à Budapest. 51 Sa situation était moins difficile puisqu'il n'était pas seul, ses excellents collaborateurs avaient une largeur de vue, indépendamment de lui, aussi bien en littérature qu'en arts. Dans l'évolution du Contimporanul un processus analogue au „Ma" devait se dérouler, au bout de quelques années l'accent se déplaça des questions sociales aux arts plastiques. Le cercle de Contimporanul se composait d'artistes comme Ianco, Maxy, Segal et Mattis-Teutsch qui avaient participé aux mouvements Dada et de l'expressionisme. De loin, Brancusi en était aussi, dont les statues faites dans le pays, ou y envoyées pour des expositions, exerçaient une grande influence sur ses compatriotes. Tout cela n'explique pas entièrement comment on arriva à organiser une exposition aussi grandiose qu'était en 1924 l'ex­position internationale d'avant-garde du Contimporanul. Une pareille manifes­tation, aussi générale, n'eut lieu dans aucun pays de l'Europe centrale-orientale. Dans son genre c'était une entreprise unique où prenaient part de nombreuses oeuvres et beaucoup d'artistes étrangers. Une telle revue d'ensemble n'était présentée à cette époque que par des périodiques et des almanachs. L'optimisme et l'esprit d'initiative se manifestent aussi dans l'appellation de l'exposition qui est dite la ,,première". Malheureusement il n'y eut pas de suite. Parmi les exposants Brancusi, Segal, Maxy, Janco étaient de Roumanie. En dehors d'eux, c'est le mouvement Dada qui domine avec Hans Arp, Schwitters, Richter et d'autres. Paul Klee et Lajos Kassák y figuraient aussi. Mattis-Teutsch exposa dix peintures et neuf sculptures. Le vernissage se déroula dans le style du Cabaret Voltaire, comme si les locaux de la Spiegelgasse de Zurich avaient été transférés quelques années plus tard à Bucarest, avec les mêmes participants. La description contemporaine de '• 9 „C'est cette année que dans le périodique „Cugetul Romanes" (dans les numéros 2 et 3 de mars-avril) Tudor Arghezi publie les textes d'Urmuz, c'est en juin de la même année que commence à paraître le périodique Contimporanul, et à la fin de l'année Marcel Iancu organise à Bucarest une exposition. En 1922—23 la troupe théâtrale ,, Insula", organisée par l'écrivain et essayiste B. Fundoianu joue la pièce d'Anghel et Iosif la „Legenda funigeilor" (Légende des toiles d'araignée)." Co ma m es eu, P.: Curente in Arte Romanica Moderna, Arte Plastica, 1967, N° 7, pp. 8—10. Marcel Janco, avec Tristan Tzara, en tant que fondateurs du mouvement Dada de Zurich, représentent un esprit de vraie avant-garde internationale. Avec l'écrivain Fundoianu Mattis-Teutsch collaborera plus tard. 50 Voir article. 51 Pour cette époque, voir encore: Söni, P.: Rayonnement de l'avant-garde. Bucarest, 1973. R a du Bogdan: Die Avantgarde-Bewegung in Rumänien und ihr Verhältnis zur Weltkunst. Ars, 1969, 2s 95—103.

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