Kaposy Veronika szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 44. (Budapest, 1975)
MRAVIK, LADISLAS: György Gombosi (1904-1944)
G Y O R G y G O M B OSI 1904- 1944 Cette année, György Gombosi aurait ses soixante-dix ans. Il était de la génération de ceux qui avaient déjà dépassé la formation des amateurs-collectionneurs d'art, pris dans le meilleur sens du terme, et ont promu l'histoire de l'art au rang de science. Une partie était forcée après 1919 de fuir à cause de leur appartenance à la gauche, d'autres, suivant la ligne de la moindre résistance, poursuivirent leurs travaux dans des établissements étrangers qui leur assuraient des possibilités meilleures qu'en Hongrie. Quelques-uns pourtant, dont aussi György Gombosi, acceptèrent les conditions plus dures et restèrent dans le pays. A cause de son origine, György Gombosi ne pouvait pas se faire admettre à la Faculté des Lettres de Budapest. Après avoir obtenu son diplôme à Berlin et l'avoir fait validé en Hongrie, en 1930, au bout de deux ans, il réussit à avoir un poste de stagiaire volontaire au Musée des Beaux-Arts. En Hongrie il n'arriva pas à obtenir un poste rémunéré. Qu'importe, qu'au-delà de nos frontières il était classé parmi les plus éminents spécialistes de l'ancienne peinture italienne. Un de ses premiers, mais des plus importants travaux parut à Budapest en 1926, la dissertation, en allemand, surSpinello Aretino. Les qualités qui seront les siennes s'y manifestent déjà: il situe l'artiste étudié dans le plus large contexte de son époque et il l'intègre dans la ligne d'évolution par des transpositions artistiques les plus concrètes. Fendant sa carrière, Gombosi a publié nombreuses études relatives en grande partie à l'art italien, en moindre mesure à l'art hongrois. Sa curiosité étendue se manifeste en outre dans les projets d'une importante monographie sur Rubens, dont malheureusement un seul fragment fut publié plusieurs années après sa mort. Deux monographies de grande importance parurent à l'étranger (Palma Vecchio, Leipzig, 1937 et Moretto da Brescia, Bale, 1943). On y remarque ses connaissances extrêment étendues et .sa précision philologique, conjuguées à une grande concision, et concentration. Jamais, il ne voulait écrire de «gros» volumes. Le courant en vogue à l'époque, la Geistesgechichte, ne l'a jamais tenté. Son renom était dû à des études et à des livres parus à l'étranger et sur l'art européen, il ne négligea pourtant pas l'art de la Hongrie contemporaine. Dans ce domaine, sa meilleure œuvre est le Nouvel art du dessin en Hongrie, de Rippl-Rónai aux «Huit», livre paru après sa mort et précieux non seulement en tant qu'ouvrage sur l'histoire de l'art mais aussi pour ses qualités d'écrivain. Cet ouvrage témoigne en outre du renforcement de ses sentiments de gauche. Il suffit de penser au rôle important qu'y jouaient Uitz, Nemes Lampérth, Nagy Balogh, Berény. Au moment oil éclata la deuxième guerre mondiale György Gombosi se trouvait en France. Sa célébrité internationale, son renom de spécialiste lui valurent des invitations à des universités de Suisse, d'Amérique, d'Angleterre, mais, voulant