Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 39. (Budapest, 1972)
ROSENBERG, PIERRE: Dessins de Le Sueur a Budapest
(il . E. Le Sueur: Femme assise appuyant sa tète sur sa main gauche. Budapest, Musée des Beaux-Arts Ces descriptions qui, en outre, nous éclairent sur les intentions de l'artiste (en peignant Junon, Le Sueur payait hommage à Anne d'Autriche «à qui ses contemporains (la) comparaient») 5 correspondent parfaitement aux deux tableaux, dont on peut se demander comment et quand ils ont pu quitter le Louvre pour entrer dans les collections du Séminaire de Venise. Il est en fait plus facile de répondre au second point qu'au premier. En effet, ces deux oeuvres figuraient dès 1827 dans l'inventaire de la collection du marquis Federico Manfredini (1743— 1829), noyau de l'actuel Musée du Séminaire patriarcal. 6 Quant à l'Appartement des Bains, il nous est bien connu par les descriptions anciennes, aussi bien de Bailly que de Guillet de Saint-Georges, qui nous apprend en outre qu'en 1090: «ces peintures sont conservées dans leur force et leur beauté par les soins de M. Belot qui est valet de chambre du Roi et qui garde dans le Louvre tout cet appartement de la Reine Mère. Feu M. Belot, son père, disposa cette auguste princesse à se servir en cette occasion du pinceau de M. Le Sueur dont il était grand ami». 7 Mais l'on sait moins quand il fut démantelé. 8 Des sept tableaux qui figuraient dans l'Appartement des Bains, les deux toiles de Venise sont les seules qui aient été retrouvées. 5 H a u t e c o e u r, L. : Histoire du Louvre. Le Château, le Balais, le Musée, des origines à nos jours. 1200— 1928, Paris, l'Illustration, s. d., p. 411. 6 Voir note 2. 7 Ibid, note 4, 1854, p. 157. 8 Si Louis XIV semble avoir respecté la décoration des appartements de sa mère, il n'en sera plus de même après sa mort. Dès 1 721 — 1 722 (cf. H a u t e c o e u r, L. : op. oit. pp. (ï8 — ()9), des travaux les rendent méconnaissables.