Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 37. (Budapest, 1971)
SZMODIS-ESZLÁRY, EVE: Sculptures de Giaeomo Piazzetta dans les collections hongroises
Les statues proviennent d'une console richement ornée qui était adossée au mur. La base de la table était parcourue d'une corniche profilée, au centre de laquelle se trouvait la petite conque sur laquelle repose le pied du putto assis du Musée des Beaux-Arts. Le putto assis était placé au milieu et en retrait des deux putti debout. Le putto dont la main gauche repose sur la poitrine se dressait sur le côté droit, et celui tenant les deux mains levées au-dessus de la tête sur le côté gauche (fig. 49). Les deux figures latérales nous facilitent a examiner les connexions entre cette console et l'art de Giaeomo Piazzetta. Nous relèverons aussi combien proche est le visage de l'angelot plaçant la main sur la poitrine (fig. 51) des visages des anges figurant sur le relief de la «Fuite en Egypte» de la Chapelle du Rosaire de l'église San Giovanni e Paolo (fig. 50). Egalement ressemblante est par exemple la draperie s'envolant devarft son corps à celle qui orne la f^ure de l'ange flottant sur le relief de l'«Annonciation» de l'église San Giovanni e Paolo. 17 Le modelage plus accusé des yeux, du nez et des environs de la bouche du putto levant les deux mains au-dessus de la tête (fig. 47) ressemble à celui des caryatides de San Giovanni e Paolo (fig. 42). Nous avons signalé que nombreuses oeuvres de Giaeomo Piazzetta sont aujourd'hui déjà inconnues. Les trois statues de Budapest ont permis de reconstituer une oeuvre du maître qui représente son art sur un niveau relativement uniforme, et contribue considérablement à l'enrichissement de l'image que nous nous sommes formée de lui. EVE SZMODIS - ESZLÁRY du tapissier Cservenka concernant l'état avant le sciage en plusieurs parties. Selon le tapissier, le cadre supérieur épaulant la plaque ei les deux lattes de soutien de l'avers n'étaient pas originaux dans la collectionWeiss pas non plus. L'esquisse et l'information orale nous ont permis d'établir que les trois figures avaient appartenu à une table-console qui, avec sa corniche profilée inférieure était un peu plus haute de 80 cm. Son état actuel ne permet guère de reconstituer ses dimensions originales. Je tiens à exprimer ici ma reconnaissance à Mme Imola Kovács, dessinatrice industrielle qui fit les dessins de reconstitution d'après les croquis de Mme István Dénes. 17 L a c c b i n, E.: op. cit., p. 508.