Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 37. (Budapest, 1971)

DORIVAL, BERNARD: Essai d'identification d'un portrait d'inconnu par Philippe de Champaigne

40. Peintre inconnu: Portrait de femme. Budapest, Musée des Beaux-Arts de la toile que dans la plupart des autres cas. Retirons donc au maître le portrait de femme n° 735, mais maintenons-lui celui (n° 727) dont nous savons maintenant qu'il représente Henri Groulart de la Court, nous fournissant ainsi une preuve, parmi beaucoup d'autres, que le milieu social où Philippe de Champaigne trouve surtout ses clients, après la mort de Richelieu (1642) et de Louis XIJI (1643), c'est ce milieu de «parlementaires» (au sens que possédait ce mot au XVII e siècle) ou, si l'on pré­fère, de «gens de robe», qui paraît bien avoir été, à cette époque, l'élément le plus dynamique de la France contemporaine. Complétant le témoignage de maints por­traits, comme ceux d'Orner Talon (National Gallery, Washington), de Pomponne de Bellièvre (Musée d'Aix-en-Provence), du Président de Mesmes (Musée du Lou­vre), celui d'Henri Groulart de la Court atteste qu'entre l'avènement de Louis XIV 1643) et la mort de Mazarin (1661), Philippe de Chanrpaigne travailla, surtout, pottr ce milieu des «robins», comme on disait alors, dont la conscience professionnelle, l'austérité morale, souvent, le souci, toujours, de respectabilité, créaient, entre eux et lui, une véritable «harmonie préétablie». Rarement peintre fut mieux accordé avec sa clientèle et en mesure, de ce fait, de réaliser, en en peignant les effigies, ses oeuvres tout à la fois les plus significatives, les plus convaincantes et les mieux accomplies. BERNARD DÓRIVAL (Paris) 5 i

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