Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 34-35. (Budapest, 1970)
URBACH, SUZANNE: La «Vierge de Douleur» de Hans Baldung Grien au Musée des Beaux-Arts
56. Jakob Heimhoffer, d'après Hans Baldung Grien : Vitrail. Freiburg, Augustinermuseum et sa tète et ses épaules sont recouvertes d'un voile blanc. Sa tête est ceinte d'un nimbe jaune doré et un glaive gris pénètre dans son coeur. Son visage accablé est livide, ses yeux sont mi-clos, et ses mains sont jointes pour la prière. Son modèle immédiat a été sans doute la Mère de Douleur figurant sur le vitrail du choeur et exécuté par Wechtlin en 1512, bien que là elle se tourne dans le sens contraire. Par la sûreté de l'attitude cependant, ainsi que par l'arrangement organique de la draperie et par l'expression psychologique du visage, le vitrail de Baldung dépasse de beaucoup le modèle. Néanmoins, si nous comparons le vitrail de la ehartreuse au tableau de Budapest, il ressort que le vitrail dut précéder immédiatement le panneau de Budapest exécuté vers 151G. 5;i La Vierge du vitrail conserve encore les traditions gothiques, aussi la composition du tableau est-elle bien plus mûre. Perseke était le seul qui, en comparant le style et le motif des deux oeuvres, a constaté que le tableau de Budapest ne put faire partie d'un Calvaire et qu'un panneau portant l'Homme de Douleur devait lui faire pendant. La seule différence essentielle dans l'iconographie du vitrail et du tableau est l'absence du glaive sur ce dernier. Nous appuyant sur l'iconographie ci-dessus établie et considérant le vitrail, nous avons, avec l'aide du restaurateur Nicolas Móré, découvert sur le tableau de Budapest réexaminé et radioscopé, le glaive pénétrant 53 B a 1 c k e — W o d a r g, E.: op. cit., p. 173. Bien que l'auteur ait reconnu la parenté entre les deux représentations, il a considéré, erronément, la Mère de Douleur de Budapest comme la Vierge se tenant sous la croix. Perseke, H.: op. cit., pp. 50 , 83, 124 ; S c h n e i d e r, A. : op. cit., p. 30; Herman s, K. : op. cit.