Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 29. (Budapest,1966)

SZILÁGYI, JEAN GEORGES: La collection de J. Lázár

tible de diriger l'attention sur un groupe de monuments dont les exemplaires se cachent sans doute encore dans les musées du monde: ce n'est que la connaissance d'un ensemble plus complet qui pourrait décider de la justesse de la supposition ci-dessus exposée. Après la présentation des pièces plus importantes du matériel préromain, nous nous bornerons ici à donner un bref résumé des objets romains constituant environ quatre cinquièmes de la collection Lázár. Les lampes de terre cuite qui font presque la moitié de toute la collection seront bientôt publiées dans le catalogue intégral des lampes du musée ; ce n'est que par son intérêt iconographique que mérite une mention une lampe à bec en forme de coeur, sur le disque encadré d'une couronne de laurier de laquelle on voit en bas-relief un lion attaquant un enfant nègre (fig. 13). 2 ' J Le type de la lampe et les spécimens signés permettent de dater notre lampe du dernier quart du II e siècle, ou du premier quart du III e siècle de n. è. 30 L'enfant nègre accroupi, levant la main pour défendre son visage, est agenouillé peut-être sur un autel, devant lui se trouve dans le champ pictural un fouet. Le corps maigre accentué par les côtes est une particularité des représentations de nègres, héritée de l'époque hellénistique. 31 Par ailleurs, sur les lampes romaines les scènes à figures de nègres ne sont pas habituelles, ce sont tout au plus les représentations des têtes de nègres et les lampes plastiques en forme de tête de nègre qu'on rencontre en plusieurs types. 32 C'est à ces dernières qu'appartient aussi une autre lampe de la collection Lázár (fig. 14), 33 provenant sans aucun doute de l'Egypte romaine, ainsi que son pendant de l'ancienne collection Schreiber, aussi est-il probable que toutes deux soient sorties du même moule. 34 Le type indique un Éthiopien. 3­5 Sur une lampe analogue de l'Ermitage de Leningrad la stylisation des cheveux, de la barbe, de la moustache et des sourcils est bien plus prononcée, mais en même temps son carac­tère est bien plus linéaire et les formes de la nature sont plus abstraites. 30 A l'encontre de cette tête présentant des traits plus tardifs, le type du spécimen de Budapest peut être daté encore du III e siècle. Bien plus intéressant que les spécimens dépourvus d'ornements de la céramique romaine et les exemplaires ordinaires des verres romains, est le matériel sculptural romain de la collection. Les marbres sont représentés par une petite tête féminine de l'époque des Antonins et par une tête d'homme barbu, provenant de l'angle droit d'un couvercle de sarcophage (fig. 15), qui — à en juger par la petite aile visible sur la tempe — est le personni­ficateur d'un des Vents. Cette dernière, ainsi que le montrent les cheveux et la barbe ramollis par l'emploi vigoureux du trépan ou la forme des yeux regardant vers le haut (la pupille est dans la partie supérieure du globe de l'oeil incisée et seul l'hémicycle infé­antiques. Strasbourg, 1953. n° 241, avec les références données dans l'ouvrage). B. Se g all a prouvé d'une manière convaincante l'origine alexandrine de l'«épingle)> en or du Musée Benaki, et a étayé son opinion en énumérant quelques analogues d'Alexandrie (op. cit. p. 167). 29 j^o d'inv. 65.20. A; long. : 9,9 cm; haut.: 4,3 cm. Argile couleur crème, engobe rouge-brun. Intacte; usé. 30 Sur le type récemment Haken, R., Acta Musei Nat. Pragae, Ser. A. 12 (1958) pp. 73 et suiv., en particulier n os 78—79. 31 Cf. récemment Hausmann, U., AM 77 (1962) pp. 255 et suiv., notamment Beil. 76, fig. 2 (sur une coupe en relief de Calés) et Beil. 78, fig. 3—4. 32 B e a r d s 1 e y, G. H.: The Negro in Greek and Roman Civilization. Baltimore, 1929. pp. 122 et suiv., n°s 248—256. 33 No d'inv. 65.38.A ; long. : 10,3 cm ; haut. : 4,9 cm. Argile jaune-vert, sans engobe ; sur la surface des vestiges de brûlure. Sur le bas une branche incisée, demi-cercle et cercles. 31 Vogt, J., Expedition E. Sieglin II, 2. Leipzig, 1924. pl. 32, fig. 1 et p. 116 (avec réfé­rences au type). 35 V o g t, J. : op. cit. p. 60. 36 W a 1 d h a u e r, O. : Die antiken Tonlampen der Ermitage. Saint-Pétersbourg, 1914. pl. 49, n° 522. La signature sur le bas est grosso modo identique à celle du spécimen de Budapest (v. pl. B).

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