Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 26. (Budapest,1965)
HARASZTI-TAKÁCS, MARIANNE: Études sur Toulouse-Lautrec
ÉTUDES SUR TOULOUSE -LAUTREC Partout dans le monde on a célébré par des expositions le centenaire de Ja naissance du grand artiste français, Henri de Toulouse-Lautrec. Albi, sa ville natale, a ouvert en juin les portes de la grande exposition représentative par laquelle la France rend hommage à l'artiste qui, à sa manière impassible, et s'efforçant à représenter la vérité nue, fit la critique de la société et érigea par les moyens du grand art un monument éternel à la vie parisienne du siècle finissant. En exposant environ 160 lithographies en couleurs et monochromes, 13 dessins et pastels faisant partie du riche fonds d'oeuvres graphiques du Musée des BeauxArts de Budapest, et quelques-uns appartenant au Cabinet des Estampes de Dresde et à la Galerie Nationale de Berlin, 1 nous avons présenté au public le meilleur de l'oeuvre graphique du maître bien connu et fort apprécié en Hongrie. En même temps nous sommes arrivés à des résultats scientifiques qui sont d'une grande importance pour la recherche ultérieure. L'oeuvre graphique de Lautrec a été catalogué déjà en 1911. 2 Depuis cette date seuls quelques feuilles ou états nouveaux sont réapparus à des expositions et dans les publications. Les 200 feuilles environ et les séries graphiques importantes détenues par le Musée des Beaux-Arts (la série anglaise et française d'Yvette Guilbert, Acteurs et Actrices, Elles, Au Cirque, Au pied du Sinaï) sont en général connues, sauf la feuille intitulée «Masques», qui ne figure pas chez; Delteil et qui a été exécutée après 1895, sans doute dans les dernières années de l'artiste, en 1898— 1899. La composition et les personnages rappellent les feuilles des derniers temps (Au Star, D. 275, Clown et Clownesse après le spectacle, D. 324), bien que dans l'homme en chapeau haut de forme c'est la figure de Valentin qui continue à vivre. Cependant le dessin de la feuille, qui cherche l'expression non par les contours fortement accentués, mais par les lignes exquises presque éthérées et par l'éclat des deux couleurs, l'intègre parmi ses oeuvres tardives. Ce qui est inhabituel aux dessins de Lautrec, c'est la main gantée de la femme masquée, d'une facture un peu sommaire, et qui, en songeant à la page de titre de la série française d'Yvette Guilbert, de 1894, ou aux mains grotesques portant des gants d'hommes (D. 116) ou bien au frontispice de «Elles» (D. 179), semble étonnant. Néanmoins, l'accent étant mis sur cette feuille, sur les trois têtes et sur la composition des couleurs, la solution de la main quelque peu grossière habillée de gants d'homme, ne contredit pas non plus à la paternité de Lautrec. Plus essentielles que cette feuille inconnue sont les dessins, à notre connaissance, inédits. Parmi ceux-ci les plus anciens sont les plumes, exécutées entre 1876 et 1885, tracées sur les pages rayées d'un album de croquis, que la Galerie Na1 Les oeuvres graphiques do Toulouse-Lautrec. Budapest, 1964. 2 Delteil, L.: Le peintre graveur illustré. Tomes X — XL Paris, 1920. •P 51