Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 23. (Budapest 1963)

SOÓS, JULES: Sept bas-reliefs en plâtre de Thorvaldsen

SEPT BAS-RELIEFS EN PLATRE DE THORVALDSEN Dans l'oeuvre de Thorvaldsen une place eminente revient à la série de bas­reliefs représentant cinq scènes de la vie de Jésus. C'est Louis prince héritier de Bavière qui avait chargé l'artiste de développer le sujet. Les bas-reliefs auraient dû orner une église de Munich, leur exécution cependant n'a jamais eu lieu. 1 Le maître a modelé ces scènes de grandes dimensions dans les dernières années de sa vie, en 1842—1843. mais il neles a jamais sculptées en marbre et c'est seulement leurs moulages que conservent deux musées. Une série enrichit la collection du Musée Thorvaldsen de Copenhague, - tandis que l'autre est passée avec deux autres bas-reliefs du maître au Musée des Beaux-Arts de Budapest. Les dimensions des deux séries sont identi­ques. Lequel était le premier moulage et lequel le deuxième, on ne pourrait l'établir qu'en comparant les bas-reliefs. A en juger d'après les photographies, les formes de détails sont sur les exemplaires de Copenhague (fig. 76, 78) plus nettes que sur ceux de Budapest (fig. 75, 77), même on y peut observer aussi d'autres différences. Les bas-reliefs de Budapest sont en haut cintrés, tandis que ceux de Copenhague ont été postérieurement complétés en forme de rectangle, et la désignation du numéro d'ordre «No. 1.2.3.4.5.», visible sur l'angle gauche supérieur des bas-reliefs de Budapest font défaut sur ceux de Copenhague. Ces numéros, ainsi que le cercle encadrant les groupes d'angelots sont susceptibles d'indiquer que les exemplaires de Budapest ont dû être destinés à servir de modèle aux sculptures en marbre, l'artiste n'ayant pas voulu exposer les moulages originaux aux usures ou dommages causés en cours de travail. Les exemplaires de Copenhague sont assez intacts. Toutefois l'importan­ce des bas-reliefs de Budapest est, même à côté de ceux de Copenhague, assez con­sidérable vu, que selon toute probabilité ils ont été moulés eux aussi dans l'atelier de Thorvaldsen sous la surveillance du maître, et ils ont, même étant des répétiti­ons, presque la même valeur que les premiers moulages. 3 Quant à l'histoire de la série de la «Vie de Jésus» de Budapest, nous avons réussi à établir ce qui suit. Selon les données du livre d'inventaire, le Musée des Beaux-Arts a reçu les bas-reliefs, immédiatement après sa création en 1907, de son prédécesseur, la Galerie Nationale d'autrefois, 4 à laquelle ils furent transmis également par son 1 Je remercie M. Sigurd Schutz, Directeur du Musée Thorvaldsen de Copenhague, de la donnée qu'il a eu la l'obligeance de me communiquer. - Müller, L. : Description des oeuvres de Thorvaldsen, des tableaux et des dessins. Musée Thorvaldsen, Copenhague, 1849. p. 70, n os 569, 570, 571, 572, 573. 3 Selon l'opinion de M. Sigurd Schutz, qu'il a bien voulu me communiquer par lettre: «A en juger d'après la photographies, vos bas-reliefs sont des moulages excellents faits d'après les pièces originales de notre collection, et leurs dimensions sont les mêmes que celle des nôtres.» 4 j^os d'inv. : L'Annonciation 3673. ; Le Baptême dans le Jourdain 3674. ; Jésusau mi­lieu des Docteurs 3075.; L'Adoration des Bergers 367 6. ; La Fuite en Egypte 36 77. 7 Bulletin 23 07

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