Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 23. (Budapest 1963)
SOÓS, JULES: Sept bas-reliefs en plâtre de Thorvaldsen
prédécesseur, le Département des Antiquités du Musée National. 5 Ces oeuvres sont entrées dans ce Département à la fin de l'année 1865. et les données y relatives furent inscrites dans le registre par Floris Romer, l'illustre conservateur de la collection, en 1866, sous le n° 1, de la manière suivante: «Article II, représentations en bas-relief de plâtre, tirées de la vie de Jésus, notamment 1. L'Annonciation, 2. L'Adoration des Bergers, 3. La Fuite en Egypte, 4. Jésus au milieu des Docteurs, 5. Le Baptême dans le Jourdain. Don de Ede Reményi, envoyé de Rome par François Liszt. Note : Les bas-reliefs enregistrés sous ce numéro, modelés dans les dernières années de la vie de Thorvaldsen, n'existent qu'en plâtre.» 6 Ils n'étaient exposés qu'en 1870, dans la cage d'escalier du Musée National. Gardés depuis dans le dépôt, couverts par la poussière de presque cent ans, ils étaient quasiment oubliés et demeuraient inconnus aux historiens de l'art. La forme de la fenêtre géminée romane, divisée par une colonnette, visible sur la scène de l'Annonciation, est la même que celle qui figure dans le bas-relief de l'artiste, représentant «Les pèlerins d'Emmaüs» (1840). La composition est, par rapport à celles des autres bas-reliefs, assez pauvre. La composition de l'Adoration des Bergers est peut-être la plus mûre de tout l'ensemble. Les figures sont d'un travail soigné et fin. La scène de la«Fuite en Egypte»est la pièce centrale de la série,du moins c'est cette scène qui, selon le numérotage mentionné, aurait dû être au milieu. Le plus riche et le plus concis est le bas-relief qui porte «Jésus au milieu des Docteurs.» La dernière scène est celle du «Baptême dans le Jourdain» où les angelots planant évoquent les anges de la scène de «l'Adoration des Bergers». Le personnage allégorique derrière Jésus, une divinité neptunienne, est connu par un autre bas-relief de Thorvaldsen. 7 La figure féminine au chignon, d'une allure très distinguée, visible à droite dans le rang des baptisés, était un modèle favori de l'artiste et figurait clans les basreliefs précédents comme la Vierge. Thorvaldsen a modelé les scènes selon les règles du bas-relief classique. Les gestes des personnages sont tranquils et solennels, ce qui caractérise surtout le style des bas-reliefs du vieux Thorvaldsen, qui, lorsqu'il avait créé ces oeuvres, avait 72 ans. Il disparut en 1844. Cette série est donc l'une de ses dernières oeuvres. Il est fort probable que c'est la mort qui l'a empêché de l'exécuter en marbre. En même temps que la série ce ci-dessus, deux autres bas-reliefs de Thorvaldsen sont entrés au Département des Antiquités du Musée National, égalament comme don du violoniste Ede Reményi. L'un représente «Tobie rend la vue à son père aveugle» (1828), et qui, sculpté en marbre dans un format plus petit, est visible à Pise sur le tombeau de l'ophtalmologue Vacca Berlighieri, alors qu'un autre exemplaire est conservé au Musée Thorvaldsen de Copenhague. 8 Une autre composition de l'artiste, conservée au Musée des Beaux-Arts de Budapest, représentant l'«Amour et Psyché», est également connue par plusieurs exemplaires. Selon les notes du livre d'inventaire c'est l'exemplaire de Budapest qui est le premier moulage. Les bas-reliefs de Budapest sont assez endommagés, excepté le dernier qui a été restauré l'an passé. JULES SOÓS 5 P e r e g r i n y , J. : A Magyar Nemzeti Múzeum Képtárának leírólajstroma (Catalogue de la Galerie de Tableaux du Musée National Hongrois). Budapest, 1900. pp. 548, 549. 6 Les livres d'inventaires du Département des Antiquités se trouvent au Département Médiéval du Musée National. 7 Thor valdsens Basreliefs. Frankfurt, 1938. 8 Thorvaldsens Museum Handkatalog. Kopenhagen, 1931. n° 613. Le bas-relief conservé au Musée des Beaux-Arts est défectueux. La partie du côté gauche, du tableau I, a été détruite pendant la seconde guerre mondiale.