Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 22. (Budapest 1963)

FENYŐ, IVAN: Dessins italiens inconnus du XVe au XVIIIe siecle

les traits individuels du modèle, l'expression du visage n'a, ici, pas encore assumé les traits idéalisés des tableaux de Credi. Par contre sur le dessin de Londres qui a dû être exécuté d'après le tableau et qui n'est pas la copie de la feuille de Budapest, apparaît déjà le type de tête idéalisé du tableau. — Finalement il convient de signa­ler que le style du dessin de Budapest, surtout le dessin des têtes, est très apparenté à la feuille des Offices, portant des figures d'hommes nus. Berenson accepte le dessin comme l'oeuvre de Credi, Degenhart, par contre, l'attribue à l'un de ses élèves, notamment à Cianfanini. 6 L'attribution de la feuille de Florence à l'élève de Credi, même si elle était juste, ne parlerait pas contre l'attribution à Credi du Saint .Julien du Musée des Beaux-Arts, cette feuille, nous le répétons, étant par sa qualité digne des dessins du maître acceptés comme authentiques. L'appréciation correcte de notre dessin permet d'enrichir le fonds de dessins italiens du XV e siècle de la collec­tion de Budapest, qui numériquement est restreinte, mais qui au point de vue de son importance artistique est d'autant plus significative. 2. C'est le Quattrocento florentin que représente, bien qu'à un niveau moins distingué que le Saint Julien de Lorenzo di Credi, un dessin portant un jeune homme nu (fig. 50). La feuille provient de la collection Grahl et figure dans la publication des photographies de cette collection. 7 Elle accuse la forte influence d'Antonio Pollajuolo, même si ses lignes souples à la baroque diffèrent du tracé presque froid et sommaire, mais extrêmement vigoureux, du grand artiste florentin. Les lignes du ponçage, visible le long des contours, permettent de conclure que notre dessin a été exécuté avec un procédé mécanique d'après une autre feuille, mais on pourrait aussi supposer que c'est cette feuille là qui était poncée et laissait ses traces sur la feuille d'en dessous. A cette supposition cependant contredit le fait qu'à droite de la figure de jeune homme on observe les contours enfoncés dans le papier d'une autre figure. Cette deuxième figure est à peine perceptible, car on ne voit que le ponçage et ses contours ne sont pas marqués, sauf ceux de la main, tracée avec des lignes effacées, avec laquelle le jeune homme saisit un pan de la draperie qu'il tient derrière le dos. Ce procédé avec l'aide du ponçage trahit clairement que notre dessin est une copie, mais que s'est probablement l'artiste lui-même qui a reporté le dessin d'une feuille sur l'autre, les valeurs artistiques permettant de toute façon une telle supposition. Son créateur appartenait sans doute à une génération plus jeune que Pollajuolo ; il a dû être plutôt le contemporain de Cristofano Robetta, et, à côté de l'influence dominante de Pollajuolo, il a dû être inspiré aussi par des artistes comme par exem­ple Botticelli et Filippino Lippi. Son style est tellement proche de celui du dessin de la Bibliothèque Morgan de New York, figurant un jeune homme tirant de l'arc, que nous sommes prêts à considérer la feuille de Budapest comme l'oeuvre du même maître. 8 Le style de ce dessin accuse du reste une parenté aussi avec la célèbre feuille de la Bibliothèque Royale de Turin, portant Hercule et Cacus, que Berenson et Aldo Bertini prennent pour un dessin sorti de l'école de Pollajuolo, tandis que Luigi Grassi l'a publié comme une oeuvre sortie de la main d'Antonio. 9 c Berenson, B. : op. cit. n» 690, fig. 153. — Degenhart, B. : op. cit. p. 143, fig. 38. 7 N° d'inv. 2004. Plume, lavis brun clair. 203 x 137 mm. Acheté en 1895. — GrahT­sche Sammlung, n° 99. Sans auteur et sans date, comme une oeuvre de Maso Finiguerra. 8 Berenson, B.: op. cit. 1947 c. — Reproduit dans : A Selection from the Col­lection of Drawings by the Old Masters formed by C. Fairfax Murray. London, 1905. fig. 4. ' Berenson, B. : op. cit. n° 1951. — Bertini, A.: I Disegni italiani della Biblioteca Reale di Torino. Roma, 1958. - Grassi, L.: 11 Disegno Raliano del Tre­cento al Seicento. Roma, 1956.

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