Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 22. (Budapest 1963)

FENYŐ, IVAN: Dessins italiens inconnus du XVe au XVIIIe siecle

du Louvre — par rapport au tableau également en sens inverse — se trouve, dans le plan central, sur l'extrémité gauche de la feuille de Budapest. L'artiste n'a pas voulu renoncer à la figure qui sur le dessin s'accroche sur un rocher et on la voit sur le tableau dans le plan central s'accrochant au rocher et à la végétation de la rive abrupte. L'une des naïades chevauchant un dauphin et se lamentant pour les trésors qu'on leur a ravis, et qui dans son désespoir joint les mains au-dessus de la tête, est presque identique sur le dessin et le tableau. La naïade touchant à ses cheveux de sa main droite — dessinée avec des traits faibles — figure elle aussi sur l'esquisse de Budapest. L'attitude de la tête de la femme se tenant à droite devant la rive rocheuse et portant un coquillage chargé de perles, correspond elle aussi à la figure de femme du tableau. Le jeune homme vu de dos et tendant à la femme un autre coquillage rempli de perles, figure et sur le dessin et sur le tableau. La feuille d'AUessandro Allori récemment découverte est une contribution im­portante et utile à la connaissance de son art du dessin. Cet intérêt est encore augmenté par le fait que c'est une esquisse préparatoire faite en vu d'un tableau, l'une des oeuvres maîtresses de l'artiste. 7. La collection de dessins du Musée des Beaux-Arts renferme nombreuses feuilles de Palma le Jeune (1544—1G28), ce dessinateur passionné et infatigable du maniéris­me tardif vénitien. Le Musée a, en 1958, acquis une feuille très importante de ce maître, l'esquisse du tableau représentant «La Multiplication des pains et des poissons» de l'église S. Carmine de Venise.­1 Entre-temps nous avons réussi à identifier encore d'autres dessins de l'artiste, dont nous publions celui qui est le plus intéressant et qui par sa beauté est le plus digne de figurer parmi les dessins ici étudiés. La feuille représentant Saint Jérôme mérite l'attention tant par sa composition achevée comme un tableau que par sa technique rare chez Palma (fig. 58). 22 Ce dessin a figuré jusqu' ici dans la collection comme une «copie faite d'après un artiste italien inconnu du XVII e siècle». Il porte cependant d'une manière tellement convaincante le caractère de l'art de Palma le Jeune qu'il ne laisse subsister aucun doute quant à son auteur. Non seulement qu'il entre parfaitement dans l'oeuvre dessiné de Palma, mais il a, parmi les tableaux, une parfaite analogie : le tableau signé, de même sujet, con­servé au Musée Pouchkine de Moscou. 23 La gravure de Hendrick Goltzius, exécutée en 1590 d'après Palma le Jeune (Bartsch 266, Hollstein 311), est par sa composition peut-être plus proche du tableau de Moscou, or le type de la tête correspond absolu­ment au dessin de Budapest. Des représentations similaires de Saint Jérôme sont dans l'oeuvre de Palma assez fréquentes; des feuilles semblables sont visibles à Le­ningrad, à Florence, à Londres dans l'album de croquis du British Museum, ainsi que dans la « deuxième garniture » de l'Albertina. L'emploi exclusif de la sanguine est chez le maître fort rare. Parmi les représentations énumérées de Saint Jérôme seul le dessin de Vienne est exécuté à la sanguine. Ce n'est pas un hasard que la manière de l'exécution du beau portrait d'homme du Musée Ashmolean est tellement ressemblante à celle de notre dessin. 24 21 Fenyő, I. : Dessins italiens inconnus. Bulletin du Musée National Hongrois des Beaux-Arts n« 13, 1958. p. 60. 22 N° d'inv. 2503. Sanguine. 239x 197 mm. Des collections Reynolds, Poggi et Esterházy. 23 Mseriantz, M. : A New Picture by Palma Giovane. The Burlington Magazine LXXII, 1938. p. 38. 24 Parker, K. T. : Catalogue of the Collection of Drawings in the Ashmolean Museum. II. Oxford, 1956. no 425.

Next

/
Oldalképek
Tartalom