Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 18. (Budapest 1961)

RADOCSAY, DENIS: Le probleme des confins de la sculpture en bois gothique de Hongrie. II.

LE PROBLÈME DES CONFINS DE LA SCULPTURE EN BOIS GOTHIQUE DE HONGRIE II. Il y a environ trente ans que fut publiée la statue de Saint Antoine de Dravec — Szepesdaróc qui, malgré son style d'un caractère différent, suit les principes de la composition de quelques statues du Musée des Beaux­Arts (fig. 42). 1 Erich. Wiese, qui l'avait découverte a identifié son maître avec le sculpteur de l'autel de la Vierge de Spisská Sobota —Szepesszombat et l'a datée des environs de 1450—1460. 2 Cette erreur fut corrigée plus tard par Carl Theodor Müller, qui a démontré que ce Saint Antoine était le produit de la période baroque. 3 Malgré cela la datation erronée de Wiese réapparaîtra dans un ouvrage paru dix ans plus tard. 4 Nous nous bornerons à brièvement rappeler, d'après Müller, que le contraste qu'on observe entre le réalisme du visage du saint et le vêtement stylisé, presque campaniforme, ne pourrait guère être expliqué autrement que par la tendance gothisante du XVII e siècle. Il suffit de rappeler qu'on n'y trouve aucune trace de la transformation du style s'achevant au milieu du XV e siècle, c'est à dire du nouveau système plus compliqué de la draperie. Ce sculpteur de l'époque baroque, en taillant la tête du saint, a dû s'inspirer de la sculpture tardive du XV e siècle, tandis qu'en modelant la figure, il s'est tenu à celle du XIV e siècle. C'est ce modèle gothique qu'indiquent aussi les deux pans du manteau retombant des bras du saint en plis doucement ondulés. Le Saint Antoine de Dravec n'est pas un monument isolé. La paire de statues de l'église de Hranicné, antérieurement Granastov —Határhely, le Saint Etienne martyre et le Saint Diacre lui sont fort apparentés. Sont analogues la tombée ver­ticale des vêtements, marquée par de faibles rainures, et le contraste entre son caractère stylisé et le réalisme du visage et des boucles ondulées. Les deux pans latéraux du manteau de Saint Etienne sont doucement ondulés, comme ceux de Saint Antoine, aussi l'origine de leur style et leur éclectisme sont-ils les mêmes. On n'observe qu'une seule différence, celle entre le bas du vêtement de la statue de Dravec se terminant par une ligne horizontale, et ceux des deux saints de Hranicné, retombant dans une ligne directe et cassé. On rencontre parmi nos monuments aussi d'autres exemples des attaches entre le gothique du XIV e siècle et le baroque. Le Musée de Spisská Kapitula —Sze­peshely conserve une statue d'apôtre provenant d'Igló—Spisská Nová Ves. Wiese a reconnu ses analogies stylistiques dans les figures de prophètes du portail central 1 Bulletin du Musée National Hongrois des Beaux-Arts, n° 17, 1960. 47—61. 2 Schürer, O. — Wiese, E.: Deutsche Kunst in der Zips. Brünn —Wien — Leipzig, 1938. p. 67, 188, fig. 215; Wiese, E.: Die Plastik der Zipser Deutschen. Pantheon XXI, 1938. p. 56. 3 M ü 11 e r, C. Th.: Compte rendu. Zeitschrift für Kunstgeschichte VIII, 1939. p. 82. 4 D u t k i e w i c z, J. E.: Malopolska rzezba sredniowieczna 1300 — 1450 (La sculp­ture du moyen âge en Petite Pologne). Krakow, 1949. p. 104.

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