Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 15. (Budapest 1959)

TAKÁCS, MARIANNE: Un tableau de Nicolas Poussin au Musée des Beaux-Arts

gano, 7 à l'Ermitage de Leningrad, 8 au Musée Pouchkine de Moscou, 9 une variante exquise au Musée de Bourges, 10 dans les collections anglaises, et beaucoup en sont sans doute encore latents dans des collections particulières de toutes les régions du monde. C'est un tel spécimen conservé autrefois dans la collection Lé derer de Budapest, dont le Musée des Beaux-Arts de Budapest a fait, en 1957, l'heureuse acquisition.' 1 Le nom'de Poussin fut évoqué déjà lors de l'achat du tableau ovale, relativement de petites dimensions (fig. 20). Le tableau très attrayant et d'une fort bonne qua­lité était, avant 1920, en la possession d'Alexandre Léderer, illustre collectionneur hongrois, qui l'attribuait au grand maître français. Le tableau a été sans aucun doute exécuté au début du séjour romain du peintre, vers 1627—1629, lorsque le jeune Français, qui, séduit par l'art de Raphaël, quitta la France pour Rome, avait déjà retrouvé les modèles qui ne tarderont pas à exercer un grand ascendant sur son art pendant toute sa carrière : l'art antique et les créations de Titien. 12 La « Sainte Famille » de Budapest accuse l'influence vivante et fraîche de ces modèles. L'esprit et la composition rappellent les représentation de même sujet de Raphaël, 13 les for­mes plastiques des figures relèvent de l'idéal de beauté de l'art antique, tandis que les angelots s'ébattant sur le côté gauche du tableau font l'effet d'y être arrivés du tableau de Titien intitulé 1'« Offrande à Vénus ». Les contemporains et les biogra­phes de Poussin sont unanimes à relater que le jeune peintre français avait fait plu­sieurs copies, dessins et bas-reliefs d'après les tableaux de Titien se trouvant dans la Villa Ludovisi. 14 Déjà en 1629 le bruit se répandit que l'«Offrande à Vénus » fut donné en cadeau au roi d'Espagne. En effet, le tableau arriva en 1638 à Madrid où il est actuellement conservé. Les putti se jouant figurent sur nombreux tableaux de Poussin, même plusieurs représentations indépendantes de ce thème nous en sont parvenues. 15 7 «Sainte Famille et le petit Saint Jean-Baptiste». Toile. 101 X 75,5 cm. — vers 1635. Grautoff considère le tableau de Lugano comme identique avec celui que Poussin avait offert en 1655 à M me do Monthemort. A notre avis le tableau est — dans la mesure où la photographie le permet d'établir — antérieur au tableau de Budapest et il est d'une qualité inférieure que celui-ci (Gazette des Beaux-Arts VII, 1932. p. 335 — 336). 8 «Sainte Famille». Toile. 128,5x151 cm. N° de l'inv. 6631. — veis 1630 ; «Sainte Famille». Toile. 172x 133,5 cm. N° de l'inv. 1213. — entre 1644 et 1655. 9 «Sainte Famille. Toile. 114x164 cm. N° de l'inv. 1047. 10 «Sainte Famille». Toile. Tondo. 11 «Sainte Famille avec cinq angelots». Toile. 58x75 cm. N° de l'inv. 57.1. Publié comme acquisition récente dans le n° 12 du Bulletin du Musée National Hongrois des Beaux-Arts. Budapest , 1958. p. 80, fig. 48. 12 Jarno t, P. : Études sur Nicolas Poussin. Gazette des Beaux-Arts IV. 1921. p. 86. 13 Cf. « Sainte famille sous le chêne». Madrid, Prado. L'attitude de la Vierge et de l'Enfant Jésus sur notre tableau est apparentée à celle de 1'« Adoration des Mages» des Loges du Vatican, sortie de l'atelier de Raphaël. 14 « Feeerô ancora studio sopra il Ciuoco de gli Amori di Titiano del Ciardino Ludo­visi, che ora si trova in Ispagna : li quali Amori essendo di ammirabile bellezza, Nicolo non solo copiauali in pittura, . . . Ii modelaua di creta in bassi rilieui, onde si acquisto una bclla maniera di formarc li putti teneri ... ». B e 11 o r i, G. P. : Le vite de'Pittori Scultori et Architetti moderni. In Roma, MDCLXXII. p. 412. 15 Tel est le «Concert» conservé dans la réserve du Louvre (toile, 57x52 cm. N° de l'inv. 733), qui, selon la recherche antérieure est une étude de détail pour le groupe de putti de la composition int. «Venus et l'Amour», perdue et subsistant dans une gravure de Chiari. J a m o t le considère comme une oeuvre indépendante (Connaissance de Poussin. Paris, 1948, p. 15). Les tableaux «Amourettes et génies» de l'Ermitage (toile, 95x72 cm, n c de l'inv. 1411) et « Enfants jouant» de la collection du Duc de Westminster, sont d'une qualité plus faible, de même que plusieurs repré­sentations indépendantes de l'Amour enfant.

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