Radocsay Dénes - Kaposy Veronika szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 13.(Budapest, 1958)

GARAS, CLAIRE: Felix Ivo Leicher

ont dû être exécutés au début des armées 1770, et c'est dans ces nêrces années, en tout cas avant 1778, que Lek her avait terminé deux autres tableaux pour l'église des Augustins de Belovar (Croatie). s C'est également dans les années 1770 (vers 1777) que Leicher travailla avec Maulbertsch et avec son émule Joseph Winter­halter, en exécutant ensemble les tableaux d'autel de l'église de Mühlfraun en Moravie. Le tableau de Leicher représente « Saint Norbert priant devant la Vierge » elans une conception évoquant le « Saint Adalbert » de Székesfehérvár. En 1777 il peignirent ele nouveau ensemble les tableaux de la chapelle du Trattnerhof à Vienne, Maulbertsch le « Saint Georges » pour le maître-autel et Leicher 1'« Extase de Sainte Thérèse >> pour l'autel latéral. Malheureusement tous deux tableaux (et le troisième, le «Saint Thomas » de Hubert Maurer) ont, en 1783, disparu sans laisser de trace, lors de la profanisation de la chapelle; même l'esquisse du tableau d'autel de Leicher, figurant en 1777 à l'exposition de l'Académie de Vienne, est-elle également perekre. 1 * Aucune donnée datant d'après 1778 ne vient nous renseigner si Maulbertsch et Leicher avaient travaillé ensemble après cette date, il n'est toutefois pas douteux qu'ils continuaient à maintenir leurs bonnes relations. En 1781, lorsque après la mort ele sa première femme, Maulbertsch épousa la jeune Catherine Schmutzer, fille de Jacob Schmutzer, graveur et directeur de l'Académie, c'est Felix Ivo Leicher qui fut son témoin ele mariage. 11 Les documents écrits sur les rapports entre Maulbertsch et Leicher font complè­tement défaut, nous sennes dcnc réduits, quant aux circonstances des travaux communs et aux détails de leurs rapports, à eles déductions. Il ressort cependant des faits connus qu'il n'était pas question d'une simple relation entre maître et apprenti. La différence d'âge entre les deux peintres était trop petite, Leicher, qui méritait d'être membre « Schutzverwandt » de l'Aca­démie, ne pourrait nullement être regardé simplement comme un ap­prenti de Maulbertsch. 12 Il est vrai que, par rapport à Maulbertsch, Leicher n'est qu'un peintre épigene insignifiant, or, parmi les maîtres viennois de la seconde moitié du XVIII e siècle il ne reste pas au-dessous de la moyenne des peintres populaires et agiles, de la série des Hauzinger, Auerbach etc., ce dont témoignent les sommes qu'il touchait pour ses tableaux d'autel. 13 En toute état de cause, nous devons le considérer comme un peintre indépendant auquel Maul­9 L u c a, I. de: op. cit. II, p. 325. 10 L u c a, I. de : Österreichische gelehrte Anzeigen. Vienne, 1778. II. p. 165. — Luc a, I. de. : op. cit., IL p. 325 et C 1 o e t e r, H.: J. T. Trattner. Vienne, 1952. p. 83. Selon le registre des comptes Maulbertsch avait reçu 350 florins, et Leicher (cité fautive­ment Leiper) 200 florins. Nous ignorons si c'est Maulbertsch ou Leicher qui avait peint «l'Ascension de la Vierge» de l'église des Cartusiens d'Olmütz, passé plus tard à Dollein (Dolany). Il figure dans le manuscrit de Cerroni tantôt comme l'oeuvre de Leicher (Ms. I. p. 33, 51), tantôt comme celle de Maulbertsch (Ms. I. p. 34, 167). 11 Vienne, Akademie der Bild. Künste, v. Garas, C. : Fran-'. Anton Maulbertsch (sous presse). 12 Les sources contemporaines ne mentionnent pas Leicher comme aide apprenti de Maulbertsch, cette désignation n'apparaît que dès le début du XIXe siècle (S c h m i d t, C. J., Brünn. 1835.— Schriften der Hist. Statist. Section IX, 1856. p. 361, etc.). La supposition de Jacobs, R. : Paul Tróger. Vienne, 1930. est parfaitement arbitraire, il prétend que Leicher aurait été l'apprenti de Troger. Fn se basant sur cette supposition il classe de manière erronée la «Sainte famille» et les tableaux d'autels de l'église Sainte Thekla — tableaux authentiques de Leicher — parmi les oeuvres de Troger. 13 Leicher reçut pour le tableau du maître-autel de Benesov 300 florins, pour le tableau de l'autel latéral 150 florins, pour la « Famille du Christ » de l'église Maria Treu 400 fl, alors que Maulbertsch a touché pour chacun de ses tableaux d'autel 400 à 600 fl.

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