Radocsay Dénes - Kaposy Veronika szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 13.(Budapest, 1958)

PIGLER, ANDRÉ: Contribution a l'ouvre de Spulen berger

CONTRIBUTION A L'OEUVRE D E S P I L L E N B E R G E R Les peintres des XVII e et XVIII e siècles, nés en Hongrie mais émigrés de bonne heure à l'étranger et ayant acquis dans les pays occidentaux une réputation plus ou moins grande, sont représentés au Musée des Beaux-Arts pour la plupart en nombre convenable et par des œuvres relativement importantes. D'une part l'état et d'autre part les particuliers se sont fait presque un point d'honneur d'acheter le plus possibles d'œuvres de Kupetzky, Mányoki, Bogdány et Stranover, en esti­mant le rassemblement de ces tableaux comme leur retour dans la patrie. Bien que ces tableaux ne possèdent guère de traits particuliers hongrois, ils sont les témoins éloquents du fait remarquable que la Hongrie de l'époque de la domi­nation turque a donné naissance à des artistes de talent, même dans les temps les plus sinistres. L'art de Jean Spillenberger (1628—1679), natif de Kassa, qui a connu en Autriche et dans l'Allemagne élu Sud un succès considérable, n'était jusqu'à pré­sent, pas dignement représenté dans notre Musée. Non que l'organe officiel appelé à enrichir les collections, ait oublié de tenir à jour l'artiste émigré, mais l'occasion d'acquérir un ouvrage authentique de Spillenberger a presque conséqucmment évité notre institut. Alexis Petrovics, l'ancien directeur illustre du Musée des Beaux­Arts, partant de la considération que le foyer des arts plastiques hongrois ne pouvait se priver durablement du souvenir d'un peintre qui de toute sa vie s'est dit hongrois, ne cessa pas de suivre avec attention le marché d'art étranger aussi de ce point de­vue. C'est avec regret qu'il mentionna à une reprise que le petit tableau signé, représentant Vertumnus et Pomone, a été offert en son temps à la Galerie de Dresde et non au Musée des Beaux-Arts. 1 Voilà que maintenant, après un temps assez long et d'une façon inattendue, nous avons enfin réussi à combler cette vieille lacune. Le tableau de grandes dimen­sions, présenté sur la fig. 29, intitulé « Enée et Anchise fuyant de Troie en flammes», a été remis en 1949 par le Ministère des Finances au Musée de Beaux-Arts où il fut inventorié comme un ouvrage de l'Italie du Nord du XVIII e siècle (229x154 cm). Cette attribution semblait être motivée surtout par la facture diluée du tableau ; or, tout récemment, on a découvert sur le bord gauche de la toile les initiales de l'artiste (fig. 30), bien que retracées par une main tardive qui, il n'est pas douteux, se con­formait au tracé original. La solution des quatre lettres initiales qui s'entrela­cent ne peut pas être contestée : Johannes Spillenberger Hungarus Cassovien­1 Le tableau de Dresde n'était, avant 1954, plus inédit, comme le prétend J. Fleischer, „Wiener Jahrbuch für Kunstgeschichte" XVI. 1954. p. 163; à notre connaissance c'est justement Alexis Petrovics qui l'avait publié pour la première fois dans «Magyar Mesterművek. » Budapest, 1936. Pl. 4.

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