Radocsay Dénes - Kaposy Veronika szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 13.(Budapest, 1958)

MOJZER, NICOLAS: La «Scene de camp» de Robert van den Hoecke au Musée des Beaux-Arts

LA «SCÈNE DE CAMP » DE ROBERT VA N DEN HOECKE AU MUSÉE DES BEAUX-ARTS Le tableau flamand du XVII e siècle, figurant une Scène de camp, a été jusqu'ici attribué à Pieter Snayers, le plus illustre peintre de batailles flamand. Or, la signa­ture apparue récemment sur le revers du tableau de grandes dimensions a permis d'établir qu'il est l'œuvre de Robert van den Hoecke (Anvers, 1622—1669) qui, jusqu'à présent, était connu comme un peintre de petits tableaux (fig. 26). 1 Le tableau du Musée des Beaux-Arts place la personnalité de cet artiste sous une lumière toute nouvelle. Il nous montre que le peintre avait entrepris avec succès aussi des tâches de plus grande envergure. Son modèle fut probablement Pieter Snayers, mais il s'inspirait de la vie des gens de guerre de l'archiduc Léopold­Guillaume. Alors que Snayers se sentait attiré plutôt vers la bigarrure romantique des scènes de batailles spectaculaires, Hoecke était intéressé par la vie militaire de tous les jours. 2 Cette vie lui était plus familière qu'à Snayers, qui, selon le témoignage de Cornelius de Bye, son contemporain, n'a de toute sa vie jamais vu une vraie guerre. 3 Hoecke, par contre a travaillé comme « contrôleur de la fortification de sa Majesté >), donc comme ingénieur militaire. Dans l'arrière plan de son tableau de Budapest il peignit des troupes d'assaut attaquant des œuvres fortifiées, et des camps construits de manière exemplaire, en représentant la guerre dans une large bande, telle une carte géographique, méthodiquement et minutieusement. Le 1 Thieme —Becker: Alig. Lexikon XVII. Leipzig, 1924. p. 183 — 184. — La «Scène de camp» (N° de l'inv. 741. Toile ; 155x262 cm. P i g 1 e r, A. : A Szép­művészeti Múzeum Régi Képtárának katalógusa (Catalogue de la Galerie des Maîtres Anciens du Musée des Beaux-Arts). Budapest, 1954. p. 530. Pieter Snayers.) fut récem­ment restaurée et conservée. Après l'élimination de l'ancienne toile de renforcement, sur le revers de la toile originale, dans l'angle gauche supérieur on a vu apparaître la signa­ture habituelle de Hoecke: ,,Robertus van den Hoecke F". (Cf. W u r z b a c h, A.: Niederländisches Künstler-Lexikon L Vienne —Leipzig, 1906. p. 964.) 2 Le tableau a joué dans l'appréciation de l'art de Snayers un rôle presque fonda­mental. (R o o s e s, M. : Geschichte der Malerschule Antwerpens. Traduit par F. Reber. Munich, 1881. p. 410. et Bernt, W. : Die niederländischen Maler des XVII. Jahr­hunderts. III. Munich, 1948. p. 764.) — On pourrait compter encore avec une autre possibilité et c'est que le tableau ait été peint par deux artistes. Cette supposition semble être confirmée par la transition brusque entre le premier plan et l'arrière plan. La fac­ture homogène du tableau, le coloris frais du premier plan et de l'espace du fond, ainsi que la parenté entre le motif des soldats s'amusant devant la tente, et la nature morte, et d'autres tableaux connus de Hoecke contredisent cependant à cette hypothèse. L'arrière plan a, par ailleurs, un caractère de gravure, genre que Hoecke a également cultivé. Parmi plus de vingt de ses eaux-fortes — que je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de voir — deux de sujet analogue (B. 14, 16) représentent des soldats au repos. 3 Cité par R o o s e s, op. cit. p. 409. — Bye, C. de : Het Gulden Cabinet van de edele vry Schilder— Const, Anvers, 1661, sur Snayers à partir de p. 220.

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