Szilágyi János György - Kaposy Veronika szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 8. (Budapest, 1955)
DORAI, JEAN: L'exposition commemorative Barthélémy Székely
seconde moitié du XIX e siècle, qui ont senti la défaite des ideals du romantisme dans l'atmosphère inhumaine de la métropole capitaliste. Il a atteint les plus grands résultats du réalisme pictural dans ses portraits et tableaux de genre. Il peignit en 1867 ses esquisses fraîches et pittoresques des solennités du couronnement ; esquisses conçues dans un esprit analogue à celui du « Théâtre Gymnase » de Menzel. Le « Portrait par lui-même »', peint à Munich fut suivi de portraits également concis et riches d'expression, quelques uns de grande envergure et solennels, dont le plus beau est le « Portrait de M me Pfeffer ». Il a eu le goût des passions romantiques, or la plupart de ses portraits représentent des hommes posés, réservés et préoccupés de leurs pensées. Toute une série de ses portraits de femmes, ainsi qu'un tableaux représentant son fils, intitulé «Petit garçon tenant une tartine beurrée » sont des chefs-d'oeuvre de la peinture de portrait hongroise. Ses tableaux de genre sur lesquels dominent pour la plupart les couleurs rouges, ou la gamme de tons verts, se rapprochent, par leur atmosphère, de ses portraits en représentant les mêmes types d'hommes. Son imagination est retenue par les moments lyriques de la vie : la joie de la maternité, la tristesse du deuil, les aveux ardents et les entretiens intimes des amoureux, ou les rêveries d'un homme solitaire dans le parc désert baigné de clair de lune. Le plus beau parmi ces tableaux est la « Danseuse » (1875), c'est celui-ci qui exprime le plus intégralement la profonde mélancholie avec laquelle il contemplait la vie (fig. 46). La seconde moitié de sa carrière était, pour la plupart, consacrée à la peinture murale. En raison de son attitude pleine de réserve contre la politique de compromis incivique, il fut longtemps négligé et ce n'est que plus tard, dès les années 1880, qu'il participa à la réalisation des tâches de grande envergure fournies par les constructions publiques. Dès sa jeunesse les problèmes de la peinture monumentale l'avaient fortement occupé, néanmoins dans ses peintures murales il a dû surmonter beaucoup de difficultés dues aux formes et contenu imposés et aux sujets qui l'ont dirigé vers des territoires étrangers à sa sphère d'intérêt. Par conséquent l'élan artistique a souvent perdu de sa puissance dans la conception définitive du tableau. Malgré ces difficultés, ses peintures murales couronnent son oeuvre telle une voûte solide. C'est dans ce domaine qu'il a réalisé ses rêves de jadis, de peindre des cycles épiques de la période légendaire du passé hongrois. Sur ses peintures murales apparaissent les pérégrinations des premiers Hongrois, les faits d 'Almos, d 'Árpád et de leur peuple (peintures murales de Kecskemét, les esquisses pour le château de Vajdahunyacl et pour le Bastion des Pêcheurs), les actes devenus légendaires des rois du Moyen Age, Etienne et Ladislas (peintures murales de la cathédrale de Pécs, cartons pour le Bastion des Pêcheurs), la grande victoire sur les Turcs, la bataille de Nándorfehérvár (cathédrale de Pécs, l'église Mathias de la Forteresse de Buda). Par cette dernière scène il clôt, pour ainsi dire, le cercle dans lequel il avait, au cours de sa carrière de peintre, résumé les événements de l'histoire hongroise, pour arriver au domaine de ses peintures à l'huile : le monde turc. La complexité de son évolution artistique est le plus nettement perceptible dans ses peintures murales dont la première a été exécutée à Munich (La fuite de l'Empereur Charles VII, dans l'édifice du Musée National Bavarois). Au début des années 1880 le style des « secco » exécutés pour le salon de gala de la loge de l'Opéra de Budapest et pour le Mausolée de François Deák, se conforment encore à l'architecture néorenaissance. Us furent suivis par les peintures murales de la cathédrale de Pécs, exécutées pour un édifice de style néoroman, aussi dénotentelles une plus grande simplification des formes. Le sujet des scènes est exposé de manière laconique, l'équilibre des compositions est satisfaisante, les personnages cependant sont héroïques et en même temps idéalisés. C'est le même effort de con-