Szilágyi János György - Kaposy Veronika szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 8. (Budapest, 1955)
AGGHÁZY, MARIE: L'adoration des Bergers. Nouvelles données sur la migrationdes motifs baroques
L'ADORATION DES BERGERS Nouvelles données sur la migration des motifs baroques. Les compositions empruntées aux tableaux par les bas-reliefs sont adoptées pour la plupart par l'intermédiaire de gravures. La gravure fait abstraction de la couleur et, par sa technique linéaire, met le contour en relief. Elle facilite par cela le travail, se bornant souvent à la pure décoration, des sculpteurs d'un talent modeste, 1 sans toutefois exclure la possibilité d'effectuer des modifications, qui elles fournissent des enseignements souvent fort intéressants quant à l'histoire de l'art. Il en est de même du tableau de Hans von Aachen peint pour l'église II Gesù de Rome, représentant l'Adoration des Bergers. L'oeuvre originale s'est égarée, mais Aegidius Sadeler fit, en 1588, d'après celle-ci une gravure qui a permis à la composition d'être diffusée dans un large cercle. 2 Nous ne prétendons pas de nous occuper dans la suite, de ses nombreuses répliques peintes (Cambridge, Cologne, Hanovre, Schwerin, Vienne, etc.), 3 celles-ci n'étant pas accessibles pas même par photographie. Pour commencer, nous nous proposons de présenter la copie à l'encre de Chine lavée, conservée au Musée des Beaux-Arts de Budapest (fig. 27) 4 . Ce dessin s'efforce de rendre avec une exactitude et un soin minutieux tous les détails de la gravure tout en remplaçant la technique linéaire de celle-ci par des effets pittoresques dûs aux taches lavées. Bien entendu, la plus grande fidélité au modèle peut être constatée là, où la variante est exécutée avec la technique la plus proche de l'original. Les copies traduites en sculpture soulèvent des problèmes tout autres et elles sont intéressantes aussi au point de vue de leurs attaches avec l'ancien art hongrois. Un article paru clans un numéro antérieur de ce même Bulletin, a déjà rendu compte d'un haut-relief en bois provenant de l'Allemagne du Sud et datant de la fin du XVI e siècle. 5 Les modifications effectuées sur la composition empruntée fidèlement à la gravure, sont les suivantes : au premier plan, les têtes d'Auguste et de Sybille, vues de trois quart, sont tournées de profil, le bâton, causant une impression de profondeur, est abandonné, de même que dans l'arrière-plan les figures des deux bergers conduisant le boeuf et l'âne, etc. Ces modifications ne sont point effectuées 1 T i e t z e-C o n r a t, E. : Die Erfindung in Relief. Jahrb. der Kunsthist. Sammlungen in Wien. XXXV. 1920. p. 123. 2 Wurzbach, A. von: Niederländisches Künstlerlexikon. II. Vienne-Leipzig, 1910. p. 535, N° 9. 3 P e 1 1 z e r, R. A. : Der Hofmaler Hans von Aachen. Jahrb. der Kunsthist. Sammlungen des Allerh. Kaiserhauses. XXX. 1912. p. 164. 4 Sur papier, encre de Chine lavée. 323 x 233 mm. N° de l'inv. 355., Des collections Saint Germain, Lugt (1468) et Delhaes. M. Louis Vayer a eu l'amabilité d'attirer mon attention sur ce dessin. — Hoffmann, E. : Német rajzok. A Grafikai Osztály LXII. kiállítása. (Dessins allemands. La LXIl e exposition du Cabinet des Estampes.) Budapest, 1931. p. 64. N° 260. 5 B a 1 o g h, J. : Un relief allemand de la Renaissance tardive. Bulletin du Musée Hongrois des Beaux-Arts. N° 3. 1949. p. 23 et 45. 3 Bulletin VIII. 33