Szilágyi János György - Kaposy Veronika szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 7. (Budapest, 1955)

SZILÁGYI, JEAN GEORGES: L'exposition des antiquités grecques et romaines

que. Au centre est érigée la plus célèbre statue antique du musée, une statue de danseuse, hellénistique. Sont encore importants une copie romaine de la statue de la Tyché d'Antiochie, un torse d'Eros de style praxitélien, et un bas­relief rappelant l'art de Pergamon, représentant Bellerophon et Pégase. Trois vitrines renferment la petite sculpture en terre cuite de l'époque: la première présente la sphère de l'art des „Tanagra" accompagnée de bijoux d'or hellé­nistiques, la seconde les produits des ateliers de l'Asie Mineure des II e et I e siècles, tout d'abord de celui de Myrina, et une belle collection de têtes de cari­catures; la troisième vitrine présente des terres cuites hellénistiques de l'Italie, dont une figure de taureau fort importante et un petit autel probablement de fabrication romaine, orné de bas-reliefs, ainsi qu'un riche groupe de statues d'acteurs. Au milieu de la salle quatre grandes vitrines comprennent la cérami­que, en premier lieu celle à figures rouges des ateliers de l'Italie Méridionale, objets disposés selon leur lieux de fabrication. Parmi ceux-ci la plupart provien­nent de la Campanie, mais l'Apulie est elle aussi fort bien représentée, en de­hors des vases à figures rouges, par des pièces de la céramique à décor plasti­que de Canosa et du groupe de Gnathia, ateliers représentés chacun par un grand morceau. Une armoire murale offre, à côté des pièces plus petites de la peinture de vases de l'Italie Méridionale et du groupe de vases plastiques, une grande variété de la céramique de Gnathia; la plus belle pièce de cette vitrine est un rhyton grec en forme de tète de cerf. Un bas-relief en calcaire, italique, du III e siècle, une statue en terre cuite étrusque, représentant une Niobide et trois urnes étrusques tardives en terre cuite, ornées de bas-reliefs sont suivis d'une vitrine occupée par de petits objects de l'art étrusque tardif, avec quelques pièces fort intéressantes de la plastique en terre cuite et de l'industrie du bronze, par exemple un encensoir orné de colombes, un miroir de bronze garni d'une scène mythologique et quelques têtes à destination votive. Pour finir, une très belle série de fragments de marbres grecs archaïsants, exécutés pour les com­mette urs romains, et de bas-reliefs dits de Campana, dont une scène du Nil qui nous est parvenue complètement intacte. La quatrième salle est consacrée à l'art romain, y compris tout le territoire de l'Empire Romain sauf la Pannonié (fig. 41). Au millieu de la salle nous avons exposé pour la première fois un sarcophage en marbre attique, du III e siècle, orné de scènes de chasse, oeuvre d'art importante même dans son état fragmenté. Parmi les grandes sculptures se distinguent le célèbre bas-relief d'Actium, puis la série de portraits romains de la fin de la république jusqu'à Philippe l'Arabe. Deux vitrines intercalées montrent une image esquissée des arts mineurs de l'époque, cédant la présentation détaillée de l'art de la céramique, du verre et du bronze à l'exposition archéologique du Musée Historique Hongrois. La belle collection de bijoux romains, le portrait en verre de Lucius Verus et une mosaïque polychrome à poisson méritent une mention spéciale. C'est la seule salle où nous avons pu présenter quelques pièces originales importantes de l'architecture antique: deux chapiteaux de pilastres du temple de Vespasien de Brescia. L'exposition se termine par un appendice constitué par des statues et des bas-reliefs présentant l'art des provinces orientales de l'Em­pire Romain dont nous signalerons un portrait de philosophe provenant de l'Asie Mineure, deux portraits funéraires en calcaire, provenant de Palmyre, et finalement une série de bas-reliefs votifs et funéraires thraces. JEAN GEORGES SZILÁGYI

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