Lenkei Henrik - Kont Ignácz - Bartói Lajos - Kőrösi Albin - Vikár Béla - Vikár Vera: Petőfi könyvtár 27-28. Petőfi a világirodalomban (1911)

Kont Ignácz: Petőfi a francziáknál

Petőfi a francziáknál 67 Mais dès que la luzerne a germé dans la plaine, Dès que le rossignol parle avec le Zéphyr, Que le jeune printemps, sylphe à la tièJe haleine, Suspend à l'horizon son manteau de saphir ; Tu dois te réveiller pour contempler encore Le coteau souriant où bondit le chevreuil, Et le sombre fourré qui voit, avant l'aurore, La fauvette répondre aux chanson du bouvreuil ; Tu dois, comme autrefois, suivre les routes vertes, T'enivrant à longs traits des saintes voluptés Que le souffle des cieux verse aux forêts désertes Quand la nuit, qui descend, frissonne à leurs côtés Si tu reviens jamais songer sur la colline, Regardant à tes pieds s'écouler le ruisseau, Et chercher dans ses eaux où le glaïeul s'incline L'étoile qui jadis brillait sur ton berceau ; Tourne tes yeux voilés vers la France lointaine, Un frère t'y regrette et, murmurant tes vers, Ne sent plus à son coeur peser la lourde chaîne Qui le retient captif loin d'un autre univers. 11 suit ta muse, ami, vers les hautes demeures Où brillent les rayons des mondes enchantés, Et, comme elle, voudrait, ne comptant plus les heures, Habiter un Éden aux éternels étés ! Cet Éden, tu l'as vu, quand ton âme bénie, O poète divin, chantre à la lyre d'or, Obéissant heureuse au vol de ton génie, Traversait l'horizon, calme et d'un seul essor! 5*

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