Antall József szerk.: Orvostörténeti közlemények 86. (Budapest, 1979)
KISEBB KÖZLEMÉNYEK - ELŐADÁSOK - Réti Endre: Haladó nézetek a magyar orvosi disszertációkban (francia nyelven)
l'organisme individuel ne peut exister que dans la fonction de contradiction et de mutuelle relation avec la nature universelle ... L'organisme et la matière inorganique s'opposent." Tandis que dans les précédents il esquisse les rapports dialectiques entre l'organisme et le milieu, Margitay constate ensuite l'unité dans l'organisme même, les rapports psycho-somatiques : "La vie végétative offre Vasyle aux maladies physiques, la vie animale par contre à celles psychiques, et vue ces deux formes de manifestation de la vie sont en connexion mutuelle, la dégénération de l'une provoque l'altération morbide de l'autre: nous devons fixer seulement, ou est la racine de la maladie parmi ces deux processus pour pouvoir nommer la plus forte." [13] Outre sa dialectique, cette constatation démontre une juste vision clinique. Et tendant toujours à la pensée synthétique, il écrit: "Nous donnons la dénomination de médecine organique à ce degré plus haut de la science et du métier médicaux — le pouvant considérer aussi comme philosophie des vérités médicales — qui libère selon son intention la théorie et la pratique médicales de Vunilatéralité et dans laquelle, par cela, empirisme et rationalisme, matérialisme et virtualisme [c'est à dire dynamisme —• R], objectivité et subjectivité, aussi bien que réalisme et idéalisme [ce dernier fut à l'époque aussi le terme de la vision dynamique, énergétique — R], nécessité et liberté, nature et métier s'interpénétrent, vivifient et anoblissent l'une l'autre, dirigé par le principe organico-génétique ." [14] C'est à la pensée idéaliste de son époque que Margitay fait concession en faisant une constatation presque cartésienne et même paradoxe: "Nous distinguons donc dans l'homme le corps, le «plaster», l'âme et l'esprit; le corps corresponde à la nature inorganique, le «plaster» au règne végétal et l'esprit à l'élément divin qui — étant le principe de la nature — est supranaturel et immortel." Mais ce qui est péremptoire dans la pensée de Margitay, c'est l'idée progressiste qui en 1837, donc plusieures décades avant les études épistémologiques marxistes, reflétait une vision dialectique et réaliste dont on ne trouve pas de trace dans les écrits contemporains hongrois et d'Europe orientale. L'auteur écrit ainsi à propos des problems de la vision matérialiste et virtualiste (c'est à dire dynamiste, énergétique — R.]: "L'école matérialiste examine la nature uniquement du point de vue de la substancialité, par conséquance, elle tente s'expliquer tous les phénomèns et activités de la position de la mécanique et de la chimie. L'école virtualiste par contre examine la nature uniquement du point de vue de la causalité, elle penche ainsi, compr éhensiblement , vers le dynamisme qui considère tous les phénomèns et activités de la nature «dynamiquement». Donc, chacune des deux écoles donne une image unilatérale de l'essence de la nature et de son activité: la manifestation matérielle et l'activité virtuelle ne font que constituer les deux côtés nécessaires de la même et unique nature." A propos de ces idées, on doit rappeler une autre étude hongroise qui fut publiée 22 ans plus tôt par l'agrobiologiste Franciscus Pethe sous le titre "Histoire naturelle et science des métiers". Ce travail exprime des constatations matérialistes, mélangées avec des idées idéalistes, en partie sur les traces de K. F. Burdach à un degré qui n'est pas à la hauteur de la thèse de Margitay des années trente, mais dans un point il est semblable: "Sous nature, nous entendons metière et force, elle comprend en elle-même existence et travail, nous les suspectons sous l'intelligence suprême. Elle apparaît ou comme matière, ou comme force, et de telle manière qu'aucune des deux ne se présente