Antall József szerk.: Orvostörténeti közlemények 86. (Budapest, 1979)

KISEBB KÖZLEMÉNYEK - ELŐADÁSOK - Réti Endre: Haladó nézetek a magyar orvosi disszertációkban (francia nyelven)

IDEES D'AVANT-GARDE DANS LES THESES HONGROISES SECULAIRES ENDRE RÉTI D ans l'histoire de la culture hongroise à la première moitié du 19e siècle, le déve­lopement de la philosophie présente une rechute relative au niveau des Hongrois pro­gressistes du siècle précédent. Bien que la domination tardive du féodalisme accom­pagné par l'oppression habsburgienne et turque empêchât alors la formation de l'école philosophique hongroise, notre pays aussi fut atteint par les ondes de l'éclosion de la pensée moderne. Janus Pannonius, le poète hongrois latinisant de la Renaissance, Apáczai Csere en 1654, Bessenyei en 1805 écrivent en esprit matérialiste, antiscolasti­que. Aux premières décades du siècle dernier, par contre, la philosophie est totalement de caractère d' "ancilla theologiae" et, au plus, c'est sa coquetterie protestante avec le criticisme kantien et la dispute catholique qui signalent qu'elle tente d'être au pas de l'époque." [1 ] Justement à cause de cela, il paraît bien important le niveau d'information et le caractère progressiste de la pensée, restés à l'ombre jusqu'alors, de quelques représen­tants de l'intelligentia hongroise, idées reflétées dans leurs thèses de doctorat, les „dissertationes inaugurales", obligatoires de 1772 à 1848.* Près de 900 thèses, en majorité en langue latine, avaient été défendues à la Faculté de Médecine de Nagyszombat (Tyrnava), puis à Buda, finalement à Pest. Bien qu'en minorité, il y avaient pourtant parmi ces travaux des écrits progressistes, déviant de la ligne dictée par Vienne, auxquels le baron Störck, le protomedicus impérial réagissait durement: "// paraît que les professeurs de la Faculté de Tyrnava fondent de systèmes nouveaux. .. Cela est démontre par les thèses médicales publiées à Tyrnava lesquelles, à cause de cela, à l'avenir devront être présentées à la reine." [2] Le degré de la pensée officielle de ces temps est démontré par l'ordre selon lequel "le système de Kant, étant dangereux, obscure, est interdit en toutes les institutions d'enseignement du pays." [3] Il est d'autant plus surprenant que quelques thèses ont paru — et ont pu paraître! — entre 1816 et 1838 à la Faculté médicale de Pest les­quelles se sont élevées au dessus des conceptions épistémologiques conservatrices en s'opposant aux idées dominantes de l'Empire d'Autriche et ailleur, caractérisées en général par une vision condamnant le matérialisme scientifique. Dans le médecine, on évite de parler de philosophie, ou au plus, on y parle dans l'esprit de la soidisant * L'appréciation des thèses a paru à Budapest en 1974, intitulée »Theses de doctorat d'autre­fois,» en forme de livre polycopié par l'Université de Médecine Semmelweis, ouvre de l'auteur de cette étude.

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