Antall József szerk.: Orvostörténeti közlemények 62-63. (Budapest, 1971)

KISEBB KÖZLEMÉNYEK - Birtalan Győző: François Xavier Bichat, 1771—1802

stance à l'étude de l'hyperfonction et de l'hypofonction de la pluspart des organes et des tissus et abordait les problèmes plus complexes des dysfonctions. Il nous a décrit des faits importants: il a isolé catégoriquement le système nerveux volontaire du système organique (ou végétatif), il a signalé l'importance de l'économie thermohumorale du poumon et de la peau, il a remarqué les changements du mé­tabolisme et a interprété l'adipose comme une déséquilibration de l'absorption et de la sécrétion. Il a réussi à élucider en substance la procédure normale de la mort après avoir analysé en particulier l'insuffisance des fonctions du coeur, du poumon et du cerveau. Ayant aperçu l'horizon de tout le procès vital il a décrit la genèse embryonnaire, le développement et le vieillissement des systèmes. Il nous a laissé ses pensées dans ses trois oeuvres complètes entitulées: "Sur la vie et la mort", "Traité des membranes" et "Anatomie générale appliquée à la physio­logie et à la médecine", et puis dans son oeuvre inachevée: "Anatomie descriptive". A la suite de ses recherches et de son oeuvre se nous détache une représentation de l'organisme humain jusqu'alors inconnu dans ses riches détails. Son chef d'oeuvre, "L'anatomie générale" qui est d'une composition serrée et statique peut être pris comme une synthèse de la médecine du 18 e siècle au plus haut degré. Mais les experiments publiés et les problèmes posés aux pages de ce livre ont nécessairement dégagé des énergies pour l'exploration ultérieure et ils ont inspiré une ampliation et une révision continuelles de son système fixé. Le vitaiisme du 18 e siècle a fourni conjecturalement des aspects très importants pour Bichat quant à ses recherches et à la disposition de l'immense matière. Il a d'autre part assuré une nomenclature employable pour la description des processus vitaux. On peut considérer cette doctrine comme la liaison substantielle de son oeuvre dont l'agnosticisme final n'avait point affaibli la curiosité ardente du savant. Cette doctrine est devenue pour la pluspart de ses disciples insignes un poids mort bientôt réprouvé. Mais alors il apparut que l'oeuvre de Bichat possède une efficacité vive encore sans cette doctrine-là. Et ceux qui avaient été témoins des démostrations de Bichat n'ont pas les oubliées toute leur vie. Celles-ci étaient en effet à la fois anatomique et physiologiques exprimant l'unité retrouvée de la structure et de la fonction. Il est certain que son oeuvre exerçait l'influence la plus décisive sur l'évolution des écoles physiologiques, cliniques et anatomopathologiques françaises du début du siècle passé. Ce qui signifie que l'oeuvre de Bichat est déjà l'introduction de la médecine moderne. Ses principes se sont bientôt étendus au-delà des frontières de la France. Ils avaient accès en outre aux milieux médicaux de notre patrie suscitant un vif intérêt. Ce qui est vérifié par le manuel scolaire en cinque tomes de Mihály Lenhossék sen. publié en 1816 sous le titre: Physiologia medicinalis dont la première partie fut dédiée à Haller, Bichat et Reil. Lenhossék cite à plusieurs lieux le savant français beaucoup apprécié et au surplus il a puisé la partition des "systèmes" de Bichat, quoique dans une forme abrégée.

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