Palla Ákos szerk.: Az Országos Orvostörténeti Könyvtár közleményei 15-16. (Budapest, 1959)
Dr. Schultheisz Emil: Pythia thermái
I59I- Il dédia cette oeuvre, apparemment pas sans une certaine malice, précisément à Etienne. Bien que Vulcanius remarquât la faute et édita un texte correct, on publia en 1660 dans l'imprimerie Wechel une anthologie, dans laquelle le poème de Paulus Silentiarius apparut de nouveau avec le texte insensé des éditions d'Etienne et de l'officine Junta! L'édition d'Aldus comptait déjà à ces temps parmi les plus grandes raretés et celle de Vulcanius tombait complètement dans l'oubli. Les savants se trouvaient ainsi en face d'un cas énigmatique. Huet, l'excellent savant et philologue, appelle dans ses mémoire-; ce poème de Silentiarius une énigme (7). Même Grotius ne comprit pas la chose, car, comme Clericus nous rapporte, il rayait tout bonnement ce poème ,.confus" dans som exemplaire. (14) Tous ces faits font comprendre, pourquoi les médecins, à l'exception de Cl. Ancantherus, ne connurent pas la description des thermes de Pythie, jusqu'au temps de Lessing. Si elle ne fut comprise ni des philologues, ni des historiens, il est évident, que les médecins n'en prirent pas connaissance. Plus difficile à comprendre est: comment s'est-il passé, que la publication du texte grec par Lessing, qu'il exécutait d'après le manuscrit touvé dans la bibliothèque à Wolfenbüttel (Codex Graecus Chartaeeus MS. in 4 min. Saec. XV. - L'annotation du siècle est selon Lessing fausse, car le manuscrit origine de 1364.) passait inaperçue aux historiens de médecine? Il est vrai, que Lessing n'a pas traduit le texte, ni en latin, ni en allemand. Toujours est-il, que nous n'étions pas à même de découvrir une indication quelconque sur le bain, c. à. d. sur la source de Pythie, ou concernant le poème de Paulus Silentiarius dans les ouvrages médico-historiques et balnéaires accessibles. Cette sirconstance nous autorise à nous occuper brièvement avec le contenu du poème. La reproduction du texte complet et exact n'est pas de notre devoir. Tous ceux, qui s'en intéressent, peuvent se servir de la publication de Lessing. Dans le préambule le poète pose la question rhétorique: Veux-tu, homme, t'instruire sur l'origine et l'utilité des sources thermales et savoir en quoi consiste leut don gratuit? Puis il continue par le récit poétique de tout . . . ,,ce que les sages savent, la nature enseigne et dont l'expérience juge ./. .". Paulus Silentiarius prend l'occasion de parler en rapport avec les thermes de Pythie, des bains de la Grèce et de l'Asie Mineure, ainsi qu'en général des sources et des lacs fréquentés dans un but sanitaire. Sur l'origine des sources naturelles il mentionne une théorie intéressante: Quelques uns prétendent - écrit-il - que si l'eau s'accumule dans une certaine vallée et ,,s'il v a beaucoup de l'eau ensemble" . . . celle-ci se rechauffe. Une autre interpretation