PALOTAY GERTRUD: OSZMÁN-TÖRÖK ELEMEK A MAGYAR HÍMZÉSBEN / Bibliotheca Humanitatis Historica - A Magyar Nemzeti Múzeum művelődéstörténeti kiadványai 6. (Budapest, 1940)

PARTIE HISTORIQUE

— 67 ­PARTIE HISTORIQUE. Y Influences culturelles turques. Les recherches faites dans le domaine de l'histoire de la civilisalion hongroise n'ont pas élucidé, jusqu'ici, la question de sa­voir si, á l'époque de la domination turque, (1526—1686) les Hongrois ont reeu des con­quérants des valeurs culturelles durables on au contraire perdu des valeurs déjá existantes. Ce n'est pas, certes, sans tout parti pris que S. Takáts a groupé les docu­ments des relations culturelles lurco-hon­groises, rechercbées par lui avec un si grand zéle, de maniére ä démontrer que pendant les annóes et les décades de vie paisible entre les luttes, les ennemis mortels devin­rent des adversaires cbevaleresques, et mérne inléressés ä la maniére de vivre, aux coutumes et aux biens culturels de l'adver­saire, ce qui amenait parfois un certain rapprochement. Pour illustrer l intensitéde cette action réciproque — dans tous les rap­ports de la vie quotidienne — Takáts eile nombre d'exemples caractéristiques. Diamétralement opposé ä cette concep­tion, Gij. Szekfíí voit entre Hongrois et Turcs des oppositions absolues, oü une in­fluence réciproque était impossible á cause de la différence sur le plan spirituel et de la lutte entre conceptions du monde diffé­renles. Par conséquent, selon M. Szekfíí, «c est en vain que nous cherclierions ä dé­monter l'existence d'une influence fécon­dante de la part des Turcs 4 II s'agit ici de deux civilisations opposées, entre lesquel­les la lutte seule pouvait étre naturelle, et pendant les siécles oü la civilisalion turque a pesé sur la nőtre, celle-ci na fait que végéter, mais cette civilisation essenlielle­ment étrangere n a pas exercé sur eile une influence culturelle saine et viable. Ce qu'elle 1 Hóman-Szekfű: Magyar Történet. ^Historie de Hongrie.) III. Bpest, 1935.' p. 454. 2 Ibidem, p. 209. 3 Horváth Henrik: Hódoltság és felszabadítás a a pourtant adopté, ce sont plulőt des forma­lilés sans grandé importance l influ­ence exercée par la musique, les chansons, le chant turcs resle aussi ä la surface.» Nous croyons que l'analyse approfondie des biens culturels el de nombreuses manifestations de la vie hongroise jetant une lumiére sur cette question, aménera l'histoire ä modifier, a certains égards, sa prise de position. Du reste, M. Szekfíí lui-méme dit dans un autre passage que «si les Hongrois chrétiens se sont isolés de la civilisation turque pa'ienne, sous le rapport du luxe, ils s'y sont pourtant soumis et a cet égard on peut vraiment dire qu'avec le commencement de la domination turque, les portes de l'Orient se sont ouvertes devant la Hongrie.» 2 Dans sonétude synlhétique sur notreart ä 1' époque de la domination turque, publiée récemment, M. H. Horváth établit que«Sile goűt oriental et les ornements ont laissé dans l'art décoratif et dans hart populaire des traces ineffagables, et ont mérne éveillé des dispositions artistiques héritées de nos aneétres d'Asie, il faul considérer ceci com­me un enrichissement du fonds de motifs hongrois auquel nous ne renoncerions qu'a regret. Mérne ä défaut de recherches appro­fondies — dont le manque se fait également sentir dans ce domaine — il est d'avis que «le fonds de motifs de l'art décoratif hon­grois doit a la domination étrangere un ravivement et un enrichissement considérab­les, doni nous sentons les eft'ets jusqu' aujourd'hui dans l habillement el dans l'art populaire.» 3 Nous pourrons peut-étre aussi démont­rer dans la suite que l'influence turque ne se restreint pas aux articles de luxe, de mérne művészettörténelemben. Tanulmányok Budapest múlt­jából. (Domination turque el liberation dans l'histoire de l'art. Eludes du passé de Budapest.) V., Budapest. 1936-p 217 et 216.

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