BÁRÁNYNÉ OBERSCHALL MAGDA: A NYÍRBÁTORI STALLUMOK / Bibliotheca Humanitatis Historica - A Magyar Nemzeti Múzeum művelődéstörténeti kiadványai 2. (Budapest, 1937)
VI. LA PLACE DES STALLES DE NYÍRBÁTOR DANS L'ART ITALIEN DE L'ÉPOQUE
- 46 dos des livres, placés dans les armoires entr' ouvertes des panneaux de Nyírbátor, n'est pas également une signature ? A ce propos, seul le nom F. Maione pourrait entrer en ligne de compte, les autres ayant tous une signification. En dehors des stalles de Tiranno, Celles, se trouvant dans la chapelle du Palazzo Riccardi ä Florence, montrent une analogie proche avec les sculptures de Nyírbátor, notamment dans les cloisons á volutes avec ses rosaces ä cinq pétales. Les pilastres sculptés de G. Antonio Barile (Sienne, Accademia di Belle Arfi), les rinceaux fins des dossiers des stalles de San Pietro á Pérouse, les reliefs du pupitre ä San Antonio, les panneaux sculptés de Collegio del Cambio 47 par Domenico del Tasso en 1490, tous montrent des analogies proches au sculptures de Nyírbátor (t. III, 1-3; t. IV, 1-3; t. II, 2; t. XVII, 1-2). 4 7 G. Ferrari, o. c. p. 76. t. VIII. En tout cas, on peut affirmer que les stalles de Nyírbátor, de Zagreb et du mont Avas et également la lunette de la chapelle Lázó de Gyulafehérvár, sont l ouvrage de maitres originates de l'ltalie qui vinrent s'établir en Hongrie et y fondérent un atelier. Selon l'état de nos connaissances, les stalles de Nyírbátor étaient leur chef-d'oeuvre. L'exécution des sculptures et des marqueteries eut lieu probablement ä l'aide des gravures qu'ils avaient apportés avec eux (semblables aux gravures décoralives de Zoan Andrea et de Nicoletto da Modena). Iis durent étre aidés par des menuisiers d'origine hongroise, car l'oeuvre prouve le travail de plusieurs mains. Ainsi les stalles de Nyírbátor mettent en lumiére un autre groupe de relations culturelles italo-hongroise á l'époque de la Renaissance, relations confirmées par des documents existants.